Articles avec le tag ‘projet’

Museonet 2.0 fait sa rentrée

Dimanche 12 septembre 2010

Alors que le mois de septembre est déjà bien entamé, il est temps d’annoncer la reprise du blog et les projets pour cette rentrée :  l’évolution du blog, vers plus d’articles de fond, d’analyses et d’études de cas. Ce qui sous entend un changement dans la fréquence des écrits, qui ne seront plus toutes les semaines mais tous les mois afin d’approfondir chaque sujet. Néanmoins le blog ne s’éloignera pas totalement de l’instantanéité de la toile, car comme vous avez pu le constater cet été est né sa version courte sur le réseau Tumblr, dont le but sera d’être le relai du blog en matière de veille et de nouveauté.

J’aimerais d’ailleurs entrer dans le vif du sujet et aborder dans ce premier article de rentrée, deux expériences ayant mis en jeu les réseaux et les musées. Cet été le musée national de la Marine réalisait son premier concours photo. Alors que les résultats sont annoncés depuis vendredi, je souhaitais revenir en quelques mots avec vous sur notre expérience. Mettant en jeu principalement le réseau Flickr, le concours faisait aussi appel aux contributions par mail et alimentait un album et un événement sur le réseau Facebook. Si l’on ne peut pas faire l’impasse sur le nombre d’heures et l’implication induits par ce projet, certains points majeurs sont à noter et penchent favorablement la balance vers les bénéfices et non les coût.

-         Le nombre de contributions dans la période normalement assez creuse des grandes vacances, dû en majeure partie à l’utilisation de différents réseaux et des différents modes de participation dont celle par mail.

-         La mobilisation des membres se traduisant par des commentaires non seulement sur l’album Facebook mais surtout sur le réseau Flickr et les photos des participants.

Ce qui ressort en grand partie de ce concours, c’est le rôle de lien joué par le musée avec le public et surtout entre les membres. Sur Flickr au fur et à mesure de l’avancement du concours des commentaires sont apparus sur les photos, faisant se connaître et échanger des membres du réseau. Par cette opération le stade ultime de la participation a été franchi en ligne : le musée comme lieu où les visiteurs échange entre eux,  selon les principes du musée participatif de Nina Simon. Je vous avouerais d’ailleurs que ce fut ma principale lecture estivale et qu’elle fera l’objet de mon prochain article.

L’autre expérience qui a marqué cette fois ci la rentrée des musées dans le monde et que vous avez surement suivi avec le plus grand intérêt n’est autre que Ask the curator. Organisée par Jim Richardson de Museum marketing devenu Museum Next, faisant suite à « Follow a museum day », l’opération Ask the curator visaient à mettre en relation le public et les conservateurs de musées sur le réseau Twitter. Je ne reviendrais pas sur l’opération qui a déjà fait l’objet de très bon articles, sur Buzzeum et sur Museum next. Ce qui importe réellement c’est la mobilisation des musées dans cette opération et l’apparition de nouveaux acteurs dans les réseaux, ce n’est plus seulement le webmaster ou le community manager qui participe mais l’institution toute entière, comme ce fut le cas au museum de Toulouse où 13 personnes du directeur au conservateur répondaient aux questions du public. Cette remarque va d’ailleurs bien au delà du musée : les musées acteurs des réseaux en deviennent aussi des prescripteurs ouvrant la voie à de nouveaux comportements, il est bien question d’éducation, comme le note Diane Drubay dans Buzzeum.

Pour conclure sur cet article de rentrée, l’opération Ask the curator mais aussi le concours photos dans une moindre mesure, traduisent une autre avancée majeure dans la relation du musée et du public : l’entrée en jeu des notions de confiance et de respect envers le public.  Deux points essentiels du livre de Nina Simon, le musée participatif, dont je vous ferais part dans mon prochain article.

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Timeline index, un site à l’abandon?

Dimanche 14 mars 2010

Après l’analyse en détail d’ArtBabble la semaine dernière et une autre analyse qui se profile déjà, et oui je ne vous cache pas que ce site regorge encore de sujets intéressant, j’ai souhaité aujourd’hui vous faire part d’un site qui m’a intrigué et dont vous aurez peut être la clef.

Comme toute historienne de l’art, dès qu’un nouveau site de chronologie se présente à moi je dois l’explorer plus en détail. Cette fois-ci c’est un twitte d’Yves Armel Martin du centre Erasme qui a éveillé ma curiosité, comme le plus souvent avec ce fil d’information. J’ai donc cliqué sur le lien, « qui, quoi, où, quand ». Le site est donc intitulé Timeline Index, très sobre presque même low tech. Il ne comporte que peu d’images et la page d’accueil s’ouvre sur une colonne de vignettes illustrant chacune un terme, qui, quoi, quand, où, lequel. A ces questions correspondent des réponses sous forme de liens vers des personnes, des événements, des thèmes, des objets. Un peu plus bas dans cette page sont proposés des widgets de chronologies à ajouter sur son site, comme les chronologies des scientifiques ou des présidents des États-Unis. Il est possible aussi d’explorer cette chronologie par un moteur de recherche. Cependant cette première page ne nous dit pas réellement ce qui se cache derrière ce site.

L’exploration est donc nécessaire. Si on clique sur le mot « Art » dans « Quoi », une autre chronologie s’offre à nous aussi variée que curieuse, une chronologie provenant de la série X files coexiste avec les mythes classiques ou une histoire virtuelle de la Sicile. Au-delà des chronologie nous sont proposés d’autres thèmes dans la partie « Art », comme l’architecture ou la littérature. Chaque thème déploie une arborescence nouvelle. Dans la partie Renaissance, la chronologie qui se présente à nous est celle des artistes ou des peintures emblématiques de l’époque. Un clic sur Raphael mène vers un texte de présentation puis vers des sites permettant d’en savoir plus sur le sujet : la Web Gallery of art un site qu’on ne présente plus en Histoire de l’art et un site un peu plus marchand qui présente les oeuvres sans aucun textes d’accompagnement et propose d’acheter une photo du tableau.
Sur d’autres peintres le lien mène vers Wikipédia ou seulement sur ce site marchand. Un clic sur les mythes classiques mène de son coté à une erreur 404. C’est un des points négatifs de ce site qui date en fait de 2004 et dont certaine partie semble ne plus être à jour. Cependant cet aspect peut se comprendre par la richesse des thèmes proposés qui balaie en fait tout le web, et semble nous proposer un archivage du Web. D’ailleurs il donne la possibilité d’ajouter un lien si on le souhaite. Il semble aussi qu’il était possible en 2004 de devenir membre du site et d’ajouter la chronologie de son choix. Je n’ai d’ailleurs pas résisté pour Raphaël et Caravage à ajouter les liens vers deux sites italiens présentant toute la collection des deux peintres.
L’exploration du site nous mène donc vers de nombreuses contradictions : un site riche mais incomplet, de nombreux liens n’ayant pas été mis a jour, un site participatif qui permet d’ajouter des liens mais qui ne permet plus d’en devenir membre, un projet qui date de 2004 mais dont la fonction widget a été créée en 2009. Vous pouvez d’ailleurs voir ici un widget de chronologie d’artiste.


Face à ces contradictions de nombreuses questions se posent.
Qui était derrière ce projet ?  Existe t-il toujours ? Etait-il en lien avec le Web sémantique ?
J’ en appelle à vos lumières si vous connaissiez le projet n’hésitez pas à commenter.

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