Musées et nouvelles technologies, nouveaux usages, nouvelles médiations

Alors que le blog entame sa deuxième année, le temps pour lui est venu de changer de fréquence, non plus mensuel mais au grès des sujets pour des articles de fond. Pour les nouveautés et la veille je vous invite à me suivre sur twitter @meribs et tumblr, si ce n’est déjà fait. Pour ouvrir le bal des premiers articles de cette année 2011, place à une nouvelle rubrique : les nouvelles technologies.

Comme le laissait pressentir le musée participatif de Nina Simon dont vous avez pu lire ici un résumé, la partie se joue à présent dans le musée. Face aux avancées majeures que nous constatons chaque jour ; montée en puissance de la 3D sur nos écrans, multiplication des interfaces tactiles, interactives. De l’utilisation du corps pour interagir. Comment peut se positionner le musée ? Quelles sont les technologies qu’il va adopter ? autant de questions qui seront abordées dans cette nouvelle rubrique avec des liens sur les blogs les plus intéressant dans ce domaine.

Technologie et musée, s’il est un lieu qui nous permettait un premier regard sur ces deux thèmes, c’est bien le salon du Sime Sitem qui se tenait comme chaque année fin janvier au carroussel du Louvre. Salon des professionnels de la muséographie, il était plus que jamais cette année placé sous le signe des nouvelles technologies, chaque stand ayant d’ailleurs un code QR permettant d’en savoir plus sur les prestations de chaque professionnel.

Quelles sont donc en 2011 les technologies qui s’appliquent au musée au regard du salon ? Vous avez bien sur déjà la réponse peut être même tout près de vous ; les technologies mobiles et tactile, la 3D, la réalité augmenté…

  • La 3D, elle se présentait sous différentes formes dont certaines assez innovantes, des écrans stéréoscopiques à la présentation sur borne. L’intérêt de la 3D se réalisait pleinement dans la manipulation d’objet. Que ce soit à l’aide de bornes avec projection de l’objet sous forme d’hologramme, ou plus certainement avec l’utilisation d’une réplique de l’objet truffée de capteur permettant de voir l’artefact sur l’écran tout en manipulant la réplique.
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  • La réalité augmentée, s’exposait non pas à l’aide d’outil mobile comme nous avions pu voir l’année dernière, mais demandait cette fois l’usage d’une caméra, d’un écran est d’un carton imprimé. La caméra scannant l’image présente sur le carton et la traduisant sur écran par une représentation 3D.
  • La cathédrale en couleur

    C’est d’ailleurs une expérience que vous pouvez réaliser chez vous sur le site de la ville d’Amiens et de sa cathédrale, exactement comme vous auriez pu le faire au salon du Sime Sitem.

    La ville de bordeaux devrait elle aussi mener un projet de réalité augmentée d’envergure, dans toute la ville, permettant de voir sur une tablette mobile des gargouilles prendre vie ou des bâtiments à différentes époques. Les technologies tactiles et interactives prenaient la forme au salon de tables multitouch et de tablettes mobiles.

    Autres technologies présentent au salon et sur lesquels nous reviendront dans cette rubrique les tags et symboles s’associant aux cartels pour donner aux visiteurs des informations supplémentaires.

    Si la plupart des nouveaux usages étaient présent au salon et nous permettent de dresser une première ébauche des nouvelles technologies qui sont et pourront être utilisées dans les musées, les avancées technologiques que nous voyons dans le commerce, dans les loisirs, ne peuvent totalement s’appliquer au musée, leurs vitesses d’apparition et d’obsolescence ne pouvant s’aligner avec le temps du musée.

    Ce qui importe pour les musées n’est pas tant, la technologie mais l’usage qu’il va en faire et la médiation qui viendra l’enrichir. La plupart des exposants étaient d’ailleurs conscient de ce fait et prônait l’importance du contenu avant la technologie.

    Nous nous attacherons donc dans cette nouvelle rubrique à non seulement faire des focus sur ces technologies, mais surtout voir l’usage que les musées en font, car contenu et médiation doivent être les maitres mots du musée quand il doit aborder les nouvelles technologies. C’est d’ailleurs ce qui ressortait d’une discussion que j’ai entamé sur le réseau professionnel Linked’n pour recueillir des exemples d’utilisations innovantes de ces technologies. De très nombreux liens m’ont d’ailleurs été donnés dans cette discussions, que je vous invite à suivre. Parmi eux un lien portant sur un réseau de professionnel de la muséographie partageant leurs expériences : exhibitfiles. Ce réseaux et d’ailleurs l’œuvre d’une société qui est souvent intervenu dans les conférences Museums and the Web, qui distribue un programme open source pour les tables tactiles qui seront très certainement le sujet d’un des prochains articles de cette rubrique, et vous verrez d’ailleurs qu’en France aussi  a été créé un programme open source pour les tables tactiles, permettant une nouvelle interaction avec les objets du musée. Mais ceci est un autre article …

    Pour finir cette première approche des nouvelles technologies au musée, je vous invite à suivre la semaine prochaine le festival South by south west, si les musées n’y sont pas présents les nouvelles technologies le seront et je gage que nous assisterons à la naissance d’autres usages et d’autres technologies. Car il semble bien que chaque jour apparaisse des technologies nouvelles, des usages nouveaux, comme il fut un temps pour les réseaux sociaux, quand les bloggeurs commençaient leurs articles en disant encore un nouveau réseau ! Alors encore une nouvelle table tablette tactile ? Une nouvelle application de réalité augmentée ? En tous les cas de nouveaux articles en perspectives pour cette nouvelle rubrique et de nouveaux modes de médiation que nous ne manquerons pas de décrypter.

    Au coeur du SIME SITEM : 3d, tablettes tactiles, réalité augmentée, les futurs équipements des lieux de la culture

    Cette semaine fut riche en salon et en conférence tous portant sur le musée et son avenir. Du mardi 26 au jeudi 27 se tenait au Carrousel du Louvre le Sime Sitem, salon de la valorisation et de l’équipement des lieux de la culture. Ce vendredi 29 janvier le CLIC, CLub Innovation et Culture, réunissait les plus grands musées de France autour de l’avenir même du musée, lors de rencontres nationales. Un seul article ne pourrait suffire à vous rendre compte de toutes ces innovations et réflexions, cette semaine j’ai choisi de vous faire part des tendances et coup de coeur du Sime sitem.

    Depuis quelques années les nouvelles technologies se font plus présentes dans le salon, face aux questions traditionnelles de muséographie, de vitrine et de sécurité des oeuvres. Cette Année le Sime sItem offrait un parfait écho au CES, avec trois tendances majeures en lien avec les attentes que nous avions pu voir dans le monde de la consommation : la montée en puissance d’Internet, les tablettes tactiles, la 3D.

    L’importance d’internet pour les musées et les institutions culturelles se traduisait lors du salon dans la mise à disposition du contenu. Gestion de collections, création de site Internet, numérisation étaient au coeur des problématiques, la nouveauté étant personnifiée par l’apparition du flash code. En lien direct avec les nouveaux modes d’appropriation : utilisation du mobile, accès immédiat à l’information, le flash code apparait sous la forme d’un code barre placé près des oeuvres, relié à internet il est alors lu par le portable et donne accès aux visiteurs à toutes formes d’informations supplémentaires : sites du musée ou même présences du musées dans les médias sociaux.
    Cette technologie était une des solutions produite par la société Pré Carré qui s’inscrivait par ailleurs dans la tendance marqué du salon par sa collaboration avec Microsoft et son utilisation de la tablette tactile Surface.

    D’autres tablettes tactiles étaient présentées lors du salon, toutes permettant une utilisation différenciée : celle d’idealys entertainement présent pour la seconde fois au Salon offrait un usage unique avec une fonction dessin pouvant toucher un jeune public, celle d’Immersion misant sur un rendu tactile proche de l’Iphone permettant un usage collaboratif de la tablette pour une expérience conviviale du musée, celle de Mucho-media ajoutant à l’expérience conviviale l’apprentissage; la tablette étant utilisée dans le Parc Eana pour découvrir les richesses de la terre au moyen d’une carte du monde . Une des autres production de la société Immersion, un cube permettant d’appréhender les objets en 3D qui n’était pas présenté au salon mais que j’espère voir un jour dans les musées, nous amène à la troisième tendance du salon.

    La 3d, faisait en effet l’objet de diverses applications toujours plus immersives. De la borne interactive permettant une visualisation des objets en 3D sans utilisation de lunettes avec la société AB prod , à la réalité augmentée proposée par Art graphique et Patrimoine en collaboration avec Axyz image.

    Quelques mots pour finir cet article sur la réalité augmentée qui je l’avoue était l’application que j’attendais le plus. Au salon, elle se présentait sous la forme de rendu 3D nécessitant un outil portable et des symboles placés sur un mur nu, l’ordinateur traduisant sur l’écran les symboles en image 3D. Le résultat offrait une expérience immersive permettant de donner à un lieu dépourvu d’objets son aspect d’antan. Vous avez d’ailleurs peut être eu la chance de voir cette installation au château de Vincennes dont voici un aperçu en video.

    Si vous aussi vous avez eu l’occasion d’aller au Sitem, n’hésitez pas à ajouter vos commentaires! je me suis permise en effet de vous donner aujourd’hui seulement mes coups de coeur!

    La technologie de pointe au musée : élement phare de la diffusion culturelle

    Après cette plongée dans l’univers des technologies de pointe qui seront dans quelques temps dans nos salons, revenons à notre sujet de prédilection les musées et la culture. Comme j’avais pu vous le dire, les musées ne sont pas en reste dans le domaine des nouvelles technologies. Cette semaine et les semaines à venir seront l’occasion d’explorer l’avenir de nos musées, avec les conférences et salons de cette fin de Janvier.

    Cette année l’accent était porté lors du salon du CES sur la 3D et ses récentes avancées. Dans le monde de la culture et des musées, la 3D a toujours été un sujet important permettant une immersion dans le cœur même des œuvres et des bâtiments. Elle est présente dans les conférences sur la technologie et les musées, depuis leur création en 1991 et 1995. Son application concerne à la fois le lieu avec la volonté de créer des environnements immersifs et les œuvres. La 3d est notamment utilisée dans le domaine de la restauration pour connaitre les différents états d’une œuvre ou d’un bâtiment. Un des premier environnement totalement en 3D intéractif apparait en 1999 c’est le Virtual Leonardo développé en collaboration avec l’école polythechnique de Milan, où l’on peut déambuler dans un monde en 3d peuplé d’ inventions de Léonard de Vinci. Depuis lors la technologie a progressé, des logiciels proposent de créer des musées virtuels en 3D, des scanners se développent pour numériser les œuvres sans avoir à les toucher.

    Ces quelques exemples vont vous permettre de voir l’étendue de ces avancées. N’hésitez pas à me faire part d’autres exemples dans les commentaires !

    En matière de reconstitution et d’œuvre d’art en 2009 lors des conférences Museums and the Web est présenté le projet de l’université de princeton et sa collaboration avec l’université de Pise, pour recréer les fresques de Piero de la Francesca dans la Chapel de San Francesco à Arezzo. Le logiciel créé, permet de diffuser les œuvres en 3d sur le site internet en utilisant le navigateur internet explorer, d’autres modes de diffusion sont aussi prévus utilisant les technologies de pointes comme les lunettes 3d à l’intérieur même de la chapelle, le Cave like system qui permet de projeter l’œuvre sur le mur de la chapelle.

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    Concernant les sculptures et la restauration je ne résiste pas à vous donner l’exemple de Notre Dame de Grasse du musée des Augustins de Toulouse. Le site Internet Polychromies secrète permet d’appréhender les différentes couleurs utilisées lors des restaurations successives, il nécessite le navigateur Internet explorer . Lors de la conférence de la Novela au musée des Augustins, un film en 3D portant sur les états successifs de l’œuvre était présenté au moyen d’un écran autostéréoscopique, ne nécessitant pas de lunette.

    Le dernier exemple que je souhaitais vous présenter est un des plus prometteurs et permet de rêver à ce que pourrait être le musée de demain. Ce n’est autre que le laboratoire d’essai du Louvre, le museum Lab implanté au Japon dans l’immeuble de la société Dai Nippon Printing qui collabore avec le musée en mettant à disposition sa technologie.

    Chaque année de nouveaux outils y sont présentés et testés. La première année en 2006, un écran tactile permettait d’appréhender la construction du Carabinier de Géricault, les techniques de la 3d furent explorées lors de la deuxième année avec des statuettes grecques, les Tanagras. Je vous invite à une visite de la cinquième exposition ayant eu lieu en 2009 sur un tableau de l’école hollandaise, enregistrée sur You tube par un chercheur du MIT, leonardobonanni .

    Regard sur les nouvelles tendances de 2010, avec le Consumer Electronique Show

    En début de semaine la presse internationale et les revues spécialisées dans les médias sociaux  bruissaient d’articles, d’interviews, de vidéos portant sur le rendez vous incontournable des nouvelles technologies le CES, Consumer electronique Show. Ce blog se voulant à la fois en lien avec les nouvelles technologies et la culture, j’ ai souhaité me joindre aux discussions sur le CES et voir quelles tendances pourraient s’appliquer au musée.

    Quelques mots sur cette manifestation, se tenant à las Vegas du 7 au 10 janvier elle regroupe les géants du multimédia et des nouvelles technologies, Samsung, Toshiba, Microsoft. Ce sont lors des shows précédents que sont apparus les DVD, les lecteurs CD et le Blue ray, tous utilisés aujourd’hui dans les services multimédia des musées. Qu’en est-il donc de l’opus de cette année? Quelle technologie pourrait s’appliquer au musée pour notre plus grand plaisir? Au regard des différents articles et des journalistes sur place plusieurs tendances se dégageaient.

    Comme chaque année, un coup de projecteur était fait sur une technologie en particulier, suivant le succès du film Avatar c’était la 3d et plus particulièrement la TV en 3D. Un journaliste du Washigton post,titrait l’un de ses articles « préparer vous pour une vague de TV en 3D ».

    Parmi les prototypes 3d, l’un d’eux s’avère particulièrement intéressant, en raison notamment de l’absence d’accessoire permettant de profiter pleinement de la  technologie sans intermédiaire. Il provient d’une compagnie chinoise TCL qui ajoute des vitres supplémentaires pour produire un effet 3D.

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    Une telle technologie pour les musées permettrait une meilleure appréhension des œuvres qui sont elles-même en trois dimensions, comme les statues ou les installations en art contemporain dans les musées d’art, mais aussi tous les artéfacts qui peuplent les musées de science et d’histoire, rendant l’exposition véritablement immersive. Je ne résiste d’ailleurs pas à vous dévoiler le sujet du prochain article qui fera suite à ce salon en vous montrant que ces technologies sont déjà belle et bien véritablement à l’œuvre dans les musées.

    Mais revenons au Salon et aux nouveautés, autre tendance majeurs le tactile et les tablettes ordinateurs, permettant de lire idéalement les livres numériques mais aussi de surfer sur le Web. La technologie des écrans tactiles a elle aussi bien sa place dans le musée, au coté des œuvres pour donner des informations supplémentaires de manière interactive et ludique, dans les expositions pour offrir des compléments multimédia à la visite et rendre l’expérience du musée toujours plus enrichissante et participative. En lien avec les tablettes pc et la lecture sur écran, une application présentée au CES pourrait aussi avoir un grand intérêt pour le musée et la culture en général : Blio e-reader. Outils de visualisation et bibliothèque virtuelle, son intérêt l’utilisation des fichiers pdf qui préserve la mise en page et le rendu des images, il  s’accompagne de plus d’une insertion d’éléments multimédias comme la vidéo, le son ou les liens internet. Cet outil gratuit sera en ligne fin février et je dois avouer que j’attends avec impatience de voir comment il se présentera.

    Une telle application pour les musées donnerait une nouvelle dimension aux fichiers pdf utilisés en grande partie par le service des publics et de l’éducation pour fournir des contenus riches aux élèves et enseignants.

    La dernière tendance majeure allant bien au-delà du salon du CES et ayant même quelque peu éclipsé le salon n’est autre que l’essor de plus en plus constant des smartphones, dont le dernier né de Google a lui aussi fait coulé beaucoup d’encres. Cette tendance des technologies mobiles a elle aussi sa place dans les musées, avec les applications comme les podcast et mP3 permettant de suivre toutes les étapes de la visite et de l’enrichir, mais aussi comme vous avez pu le voir dans le précédent article l’entrée en jeu de nouveaux réseaux et jeu demandant spécifiquement l’utilisation de ces outils.

    Je vous laisse à présent visiter le salon, lesquelles de ces technologies aimeriez vous voir dans un musée ?

    La géolocalisation une tendance de l’année 2010

    Bonjour à tous, avant de commencer le premier article de l’année 2010, je vous souhaite une très bonne année, créative, riche de projets et de nouvelles technologies! Pour ce blog aussi c’est une nouvelle année qui commence avec des changements en perspective : les analyses de fond se faisant plus espacées pour laisser la place à plus de veille et à l’interaction, alors n’hésitez pas à laisser vos commentaires !

    Aujourd’hui, j’ai souhaité me livrer à l’exercice traditionnel de la nouvelle année : les pronostiques et tendances de 2010. Si la plupart des revues spécialisées dans les nouvelles technologies s’accordent à nommer l’année 2009 l’année Twitter, l’année 2010 s’annonce être celle de la géolocalisation. De nombreux facteurs encouragent cette prédiction : l’essor des GPS sur les téléphones portables,  l’intégration effective de la géolocalisation par Twitter et les attentes concernant Facebook.

    Cette nouvelle donne voit entrer en jeu de nouvelles startups, telles que Foursquare et Gowalla, alliant les réseaux sociaux à la géolocalisation. Toutes deux développées vers la fin des années 2008, elles ont fait leur apparition au festival des nouvelles technologies d’Austin Texas South by South west. Si la localisation est le premier ingrédient de ces deux plateformes, le second est le jeu qu’elle propose à l’échelle de la planète. Une personne s’inscrit sur le réseau, ajoute ses amis et à l’aide de son portable s’identifie chaque fois qu’elle est dans un nouveau lieu, elle peut ainsi voir où sont ses amis et gagner des badges qui dans certain cas lui donne des avantages dans le réel, comme pas exemple un repas gratuit dans un restaurant participant au jeu. Comme le souligne Shane Snow, étudiant en médias numérique et fondateur de Scordit, un réseau social permettant de partager des avis ou des souhaits concernant des objets tendances, des livres,  sur la revue spécialisées dans les médias sociaux Mashable,  l’intérêt de ces réseaux c’est leur lien avec le réel : « rencontrer intéragir avec de nouvelles et de vrai personnes, rencontrer physiquement ses amis et recevoir des avis des personnes à qui ont fait confiance« .

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    Sur Foursquare, l’identification dans un lieu fait gagner des points qui apparaissent sous forme de badges sur le profil des membres, une identification fréquente sur un même lieu permet au membre de devenir maire de ce lieu avant d’être à son tour détrôné. Le membre peut aussi donner des conseils sur le lieu où il s’est identifié sous forme de chose à faire : « to do list » .  Signe de la croissance du média depuis quelques jours Foursquare est devenu global. Alors que l’identification initiale sur le réseau ne pouvait se faire que selon une liste prédéfinie de ville, depuis le 5 janvier il est possible de s’identifier de n’importe quel lieu dans le monde.

    L’importance de cette nouvelle tendance pour notre sujet, est illustrée par la récente entrée du musée de Brooklyn sur Foursquare et l’insertion du réseau sur le site même du Brooklyn à la rubrique communauté où il vient s’ajouter aux nombreux médias sociaux adoptés par le Brooklyn : Youtube, Flick’r, Facebook, Twitter.

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    La géolocalisation n’est donc pas seulement une tendance pour les nouvelles technologies mais aussi pour les musées. Sur le blog du musée de Brooklyn, Shelley Bernstein analyse l’entrée sur Foursquare et son importance pour les musées. C’est en réalité « une célébration du visiteur« , car Foursquare concerne « les lieux et l’identification par rapport à ce lieu« . Le musée se doit donc d’accompagner la personne qui choisit de s’identifier dans les murs même du musée. Le Brooklyn accompagne son entrée dans le réseau, de conseils donnés par les personnels du musée sur les restaurants du voisinage. Il compte avant tout comprendre le réseau pour mieux se l’approprier, les conseils n’étant pour lui qu’un « commencement facile » les possibilités données au musée par ce réseaux étant très nombreuses : « des pages de lieux pourraient être faite pour les expositions et la collection permanente » les personnes pouvant devenir maire « non pas seulement du musée, mais de leur installation favorite« . Le rêve de Shelley avoir un badge au couleur du musée qui récompenserait les visiteurs les plus assidus.

    Intéraction avec le réel, géolocalisation, jeu grandeur nature, que pensez vous des nouvelles tendances de 2010?

    Si vous êtes déjà utilisateur de Foursquare que pensez vous de ce nouveau réseau et surtout pensez vous l’adopter pour votre musée?