Articles avec le tag ‘conférences’

Regard sur les premières Rencontres Nationales Culture et Innovation(s)

Dimanche 7 février 2010

La première conférence organisée par le CLIC clôturait le Salon du Sime Sitem, dont j’ai pu vous faire part de mes coups de coeurs dans le post précédent. Comme vous aller le constater certains des thèmes abordés lors de cette réunion des musées illustrent les outils présentés lors du salon. Sans être un compte rendu de la conférence, je souhaite dans les posts suivants vous faire part des études de cas qui ont jalonné les interventions et qui appellent des analyses plus étendues.

En lien avec le phénomène de cette nouvelle année, la première intervention de la journée fut consacrée à la 3D et au logiciel créé par la société Faber Novel, 3D via Virtools. Plateforme de 3D en temps réel, expérience immersive, les exemples de réalisation vont du patrimoine bâti aux intérieurs de châteaux, parmi eux : Le grand Versaille numérique , son Orangerie, Kéops révélé visible à la Géode qui illustre une hypothèse de construction de la pyramide par une rampe d’accès, La découverte en 3D du pavillon de France à l’exposition universelle de Shangai qui sera lancé sur Internet en mai 2010 et sa visite virtuelle du musée d’Orsay en réalité augmentée.

Au delà de la visite en 3D furent abordées dans la suite de la matinée, les applications de la 3D pour les spécialistes avec les interventions d’ Yves Armel Martin du centre Erasme et celle de Livio de Luca du CNRS Map Gamsau. Ces études de cas abordent une utilisation scientifique de la  3D pour documenter et fournir des ressources, comme par exemple les restitutions d’hypothèses dans le cloître de l’abbaye de Saint Guilhem le désert ou l’analyse des transformations du bâti à Carcassone.

Dans l’esprit de partage des connaissances dans le domaines de la 3D, le laboratoire du CNRS MAP Gamsau, met à la disposition des chercheurs le site internet NUBES, visant à être une base de données des représentations en 3D. C’est une véritable plateforme web pour l’analyse, la documentation et le partage de la représentation numérique. Le but poursuivie est de permettre aux chercheurs de construire leur propre représentation et ainsi de mettre en place un vocabulaire de forme pour la conservation de ces nouvelles données.

La suite des interventions de la matinée portaient sur le son et la question notamment des audioguides. Au sein de la Cité de l’immigration le son est un objet muséologique à part entière, des points sonores permettant d’écouter témoignages d’immigrés et discours. Pour le futur centre des musiques noires de Salvador de Bahia le son est un élément majeur, le parcours devant se faire sur Smartphone et permettant en fin de visite de recevoir la playlist de son itinéraire.

La fin de la matinée donna l’occasion d’explorer l’avenir de l’audioguide par l’étude réalisée par Loic Talon fondateur de pocket proof en collaboration avec le réseau Learning Times. Selon lui, l’intérêt de l’audioguide réside pour les musées dans l’accompagnement du visiteur lors des trois temps de la visite, avant, pendant et après la visite, mais aussi dans la prise en main du contenu. Le terme audioguide est d’ailleurs remplacé dans les pays Anglo Saxons par celui de  » mobile interprétation » qui offre une vision plus libre de l’outil qui se modernise et donne non pas des itinéraires balisés mais des pistes aux visiteurs. L’auteur souligne par ailleurs que l’avenir de ces outils n’est pas forcément dans l’utilisation de Smartphone par le visiteur, le musée préférant fournir l’outil afin d’en contrôler la qualité, mais dans la mise à disposition du contenu sur le Web, faisant de cet outil celui du visiteur.

Si les interventions de la matinée portaient sur l’image, l’après midi donna l’occasion d’aborder les nouvelles pratiques des musées sur Internet et leurs implications dans les médias sociaux. Ce sujet étant comme vous le savez notre thème de prédilection il sera abordé dans notre prochain post. En attendant je vous invite à vous rendre sur la chaîne du Muséolab, laboratoire d’expérimentation muséographique, du centre Erasme sur Daily motion dont voici une des vidéos de présentation.


MUSEOLAB V1.0
par Erasme_Museolab
  • Share/Bookmark

Des conférences du mois d’octobre, regard sur la Novela

Dimanche 25 octobre 2009

Au cours du mois d’octobre les conférences et ateliers portant sur les réseaux se sont multipliées dans toute la France. Après avoir suscité l’intérêt des grandes écoles et des sociétés commerciales, ce sont les musées et les institutions de la culture qui s’interrogent à présent sur leur utilisation et leur intérêt. Exemple de cet engouement la semaine de la Novela du 13 au 18 octobre organisée par la ville de Toulouse pour mettre en valeur le numérique sous toutes ses formes. Le musée des Beaux Arts de Toulouse, musée des Augustins faisait partie des institutions participantes et faisait l’ouverture de cette semaine en proposant le Mardi 13 octobre une journée sur le numérique au musée à laquelle j’ai eu la chance d’être conviée à participer.

Thème principal de la matinée, l’image numérique donnait l’occasion d’aborder le programme numérique du ministère de la culture et ses nombreuses bases de données. Je ne résiste pas d’ailleurs à vous dévoiler le sujet du prochain article, le nombre de ses bases et leur intérêt pour la culture et pour vous méritant un article entier pour les aborder et les explorer plus en détails.

Plus diversifiée les interventions de l’après midi portaient sur le musée sur Internet de ses premiers pas et actions majeurs aux réseaux sociaux en passant par l’exemple du musée Fabre de Montpellier et la refonte de son site .

Présenté à juste titre lors de la table ronde qui a suivi les ateliers, comme un des pionniers du numérique et d’Internet, Mr Jean Pierre Dalbera était le premier à intervenir et à faire partager ses idées non seulement lors de l’atelier mais aussi sur Internet via Slide Share. La question se pose de trouver un équilibre entre le site Internet du musée et les divers réseaux sur lesquels il apparait, de penser cette entrée dans un contexte général. L’Internet et les réseaux réalisent le concept déterminé par Xavier Dalloz de l’ ATAWAD, Any time, Any Where, Any Device.

J’ai moi même développé lors de cette conférence la question qui m’est chère de la présence des musées dans les médias sociaux.  J’en viens à privilégier le terme de médias sociaux face à celui de réseaux sociaux pour caractériser ces plateformes utilisées par la culture pour diffuser le savoir au delà du site Internet. En effet Facebook et Twitter les plus majoritairement utilisés combinent la communication et la création d’un réseau social sans être totalement pour Twitter un réseau social ou pour Facebook un média de communication.

Alors qu’il me semblait que le médium par excellence des musées en dehors de leur site était Facebook, j’ai pu lors de cette conférence aborder la question de Twitter et découvrir l’intérêt majeur qu’il représentait pour les musées et la culture. Si Facebook permet la communication mais aussi le dialogue, Twitter offre la possibilité de créer des liens permanents sur le site du musée, sur les autres manifestations du musées dans le Web 2.0 comme sa présence sur Youtube ou Flick’r, mais aussi sur les blogs, sites d’informations pour ainsi créer un véritable réseau de la culture et du savoir. Ce qui ressort de la présence des musées sur Facebook et Twitter fait intervenir la nature de ces médias et présente pour les musées et la culture une opportunité sans pareille. Par leur participation et par leur appropriation de ces médias les institutions de la culture peuvent en changer leur destination et véritablement réaliser un réseau de la culture. Ce changement est d’ailleurs en marche en Amérique, les musées sont présents sur Facebook depuis bientôt trois ans et déjà les comportements face aux réseaux évoluent, ils apparaissent ainsi parmi les sources les plus fiables en matière de recherche de contenu avec la recherche classique sur Google, comme le démontre les études parues sur le blog du site de statistique Nielsen Nielsen Wire.

Statistique Nielsen, Social media the next great gateway for content discovery

Je ne pouvais terminer cet article sur la Novela et les médias sociaux sans faire le lien avec la journée d’étude dédiée aux médias sociaux qui s’est déroulée le Vendredi 16 octobre au musée du Louvre et vous inviter à suivre ce lien vers les interventions de la journée publiées sur Slide share http://bit.ly/4cUcVV.

Les médias sociaux, les réseaux ne sont donc plus seulement des thèmes qui interrogent mais des thèmes mis en pratique. A présent la question n’est plus de se demander quel est leur intérêt mais bien comment le musée, la culture doivent s’y présenter et se les approprier.

  • Share/Bookmark

De l’omniprésence des réseaux sociaux

Samedi 24 octobre 2009

Dans le post précédent la question de l’importance des réseaux sociaux s’était matérialisée par la tenue de la première conférence française sur les réseaux sociaux et mon amorce d’un compte rendu qui se poursuit ici. Si le temps a passé depuis cette première intervention, la question des réseaux sociaux est devenue le sujet phare des conférences et colloques organisés depuis le mois de juin, et la matière de mon prochain article n’est autre qu’une conférence organisée par le Musées des Augustins en ce début de mois d’octobre.

L’intervention choisie pour illustrer la première partie de l’article concernait la recherche en matière de réseaux sociaux et s’était déroulée le matin de la conférence. Les interventions de l’après midi concernaient pour leur part les entreprises et leurs manières d’appréhender les réseaux sociaux.

Elles ont mis à jour une donnée essentielle des réseaux sociaux, le choix du réseau face au but recherché. Ainsi deux réseaux professionnels furent présentés, le réseau Viadeo et le réseau Weavlink. Crée en 2004 Viadéo compte 80 millions de pages c’est à la fois un réseau de networking et un outil de gestion de carrière. Nettement plus jeune le réseau Weavlink lancé en 2007 met en lien les recruteurs avec les anciens élèves des grandes écoles. Dans une démarche orientée vers toutes les formes du Web 2.0, il propose en 2008 le premier Forum virtuel de l’emploi pour les étudiants des grandes écoles. Sur la plateforme virtuelle de Google Lively vont se dérouler pendant deux jours des entretiens bien réels entre recruteurs et candidats.


Ces deux réseaux mettent en avant emploi et carrière et se démarquent ainsi des réseaux sociaux les plus connus tel que Facebook ou Myspace. De manière générale deux formes de réseaux sociaux se distinguent sur Internet, les réseaux de socialisation et de divertissement et les réseaux professionnels spécialisés dans la recherche d’emploi ou la gestion de carrière. Il faut quand même souligner que cette division n’est pas stricte, des carrières peuvent se jouer dans les réseaux sociaux et les réseaux professionnels peuvent être utilisés dans la communication évènementielles par les artistes.

La question de la communication culturelle sur le réseau Facebook fut le sujet de mon intervention. L’analyse de la présence des musées sur Facebook et plus particulièrement des musées anglo-saxons apporte une première pierre à  notre réflexion sur l’usage des réseaux par les acteurs de la culture.

La première utilisation de Facebook est de l’ordre de la communication, pour annoncer les expositions à venir dans le musée et les actualités . La deuxième utilisation entre dans la mission de médiation du musée et vise à changer les rapports du musée avec le public. La participation du musée, la relation qu’il souhaite entretenir avec le public, bref un véritable dialogue que nous avions déjà noté dans notre mémoire en 2007 se joue à présent sur ce réseau. Cette nouvelle participation des musées à d’ailleurs fait l’objet d’ un article du Art NewsPaper en mai 2009, par Jim Richardson directeur de SUMO, agence de conseil en design dans le domaine de l’art et de la culture et auteur du blog Museummarketing . Mettant en avant le nouveau site du MOMA celui-ci insiste sur la participation des musées “ si ils devaient réellement engager leur enterprise, ils pourraient transformer leur relation avec leur public, changer la perception des gens et accroître considérablement la portée de leur collection ».

La communauté au MOMA

Participation, Engagement, Médiation, sont les maîtres mots qui vont guider la réflexion que je vous soumets autour du Web 2.0 et de la culture. Vos commentaires sont bien sûr attendus avec la plus grande impatience!

  • Share/Bookmark