Premiers pas sur Twitter

Je ne pouvais conclure le chapitre ouvert sur Twitter, sans évoquer un cas pratique venant de ma propre expérience au musée. Or depuis quelques temps se préparait l’entrée officielle du Musée national de la Marine sur Twitter. Sous le nom de @museemarine, la page du musée est donc née cette semaine. C’est pour moi l’occasion de partager avec vous les questionnements, les impressions qui accompagnent l’entrée sur un nouveau réseau pour un musée.

Comme de nombreux musées en France, l’opération la nuit twitte lancée par Buzzeum à travers la nuit européenne des musées et les musées partenaires, le museum de toulouse, les abattoirs, le musées des beaux art de Lyon, le chateau de Versaille, a été l’élément déclencheur de notre entrée sur Twitter. Ce rassemblement des musées autour de Twitter est vu, pour la plupart comme un test vis à vis du musée et du public. Ce réseau n’étant pas aussi connu qu’à l’étranger, la question de l’entrée sur Twitter se pose encore en France. L’adoption d’un nouveau réseau pour un musée est quoiqu’il en soit problématique, elle soulève de nombreuses interrogations quant’ au public visé, à la présence souhaitée, au discours à adopter et au temps alloué ; les nouveaux réseaux sont en effet très souvent qualifiés de chronophage. Sur son blog museum marketing, Jim Richardson dénombre dix questions à se poser avant d’entrée sur un réseau, l’une des plus importantes au delà du public et du discours, est à mon sens le but fixé. En incitant les musées à tester Twitter, « la nuit Twitte » donne un nouveau sens à l’entrée sur Twitter pour les musées Français : le but étant ici de rejoindre un mouvement national, inédit, et de faire des musées les prescripteurs d’un nouveau réseau en faisant ainsi évoluer leur image.

Après s’être posé les questions de l’entrée sur le réseau, il importe à présent de voir comment se construit la présence du musée. Bien que l’image sur Twitter ne soit pas un des éléments les plus notable, le choix de l’arrière plan et du logo est d’une grande importance pour un musée. Ceux-ci constituent l’identité du musée sur le réseau et doit permettre au public de reconnaitre le musée. Ainsi même si la photo de profil n’apparait qu’en vignette, elle identifie de manière claire les musées au sein des personnes que l’on suit, en représentant une vue du musée ou en reprenant le logo même du musée comme c’est le cas pour le Musée national de la Marine.

twitt

L’image du musée étant crée, il importe ensuite de savoir quel contenu doit-on y diffuser ? la présence dans un réseau social supposant une réelle participation. Twitter donne en fait vie au réseau plus encore que Facebook, il pourrait se résumer par un seul mot : le lien.

  • Lien avec le musées et ses diverses activités, conférences, concerts.
  • Lien avec le site internet, en informant sur les mises à jours, les nouveautés du site.
  • Lien entre les diverses présences du musée en dehors de son site Internet, en relayant les nouveaux contenus postés sur Flickr, ou You tube.
  • Lien vers un supplément d’information pour les expositions et les collections permanentes, avec des articles de presse, des blogs, des sites Internet.

Au regard de ces quelques jours de présence sur Twitter, un aspect majeur de ce réseau apparait et révèle toute son importance pour les musées. Twitter permet au musée de s’inscrire dans une communauté d’intérêt non seulement avec un public en lien avec les nouvelles technologies mais aussi avec les autres musées. Quand lors de la conférence Museums and the web est affirmé le fait qu’être présent dans les réseaux ne signifie pas avoir une communauté, la participation réelle sur Twitter devient synonyme de communauté.

Je conclurais ces quelques réflexions sur l’entrée sur Twitter en faisant appel à votre propre expérience de ce réseau. Quels ont été vos questionnements lors de votre entrée sur ce nouveau réseau ? quels conseils donneriez vous à une institution pour ses premiers pas sur Twitter ?

La conférence Museums and the Web comme si vous y étiez #mw2010

La semaine dernière je vous ai présenté la Conférence Museums and the Web et son importance pour les musées. Le samedi 17 avril se tenait le dernier jour de la conférence et les sessions dédiées aux médias sociaux. Si je compte analyser en détail les articles fait lors de cette conférence, j’ai voulu aujourd’hui vous faire partager mon expérience en tant qu’auditrice, si on peut employer ce terme, de la conférence via Twitter et le sujet #mw2010.

Comme vous le savez, Twitter est devenu depuis quelques temps un des médiums privilégié pour quiconque assiste à une conférence.  Parfois même, les sujets lancés dans les twittes se révèlent plus intéressants que la conférence elle -même. C’était la première fois que j’assistais en direct à des twittes venant de l’autre bout du monde, et je dois vous avouer que l’expérience vous plonge réellement au coeur de la conférence. L’immersion est totale et ce qui en ressort n’est autre que la quintessence des interventions.

Pendant l’heure et demi consacrée aux médias sociaux intitulée  » Médias sociaux : reconstruire l’éléphant » les twittes se sont donc succédés sans relâche tout comme les interventions, la session ayant d’ailleurs été rebaptisée « Social media circus ». Que retenir donc de cette session avant de se plonger dans les écrits ?

La prévalence des musées de science et d’histoire parmi les intervenants, qui est en fait une donnée assez récurrente lors des conférences Museums and the web et des avancées en matière de nouvelle technologie. Un des premiers musée a avoir créé son site Internet n’était autre que le musée de science de Londres. En France un des musées les plus innovant en matières de nouvelles technologies et de médias sociaux est un musées de science : le museum de toulouse.

De nombreuses phrases sont aussi à retenir et à méditer. Parmi elles, une des phrases les plus twittée lors de la conférence et qui résume bien la place des médias sociaux au sein du musée, « nous conspirons pour perpétrer le progrès ». Dans les multiples reprises les participants appuient ce constat en ajoutant « une grande partie du travail actuel est fait en dépit de l’organisation ».  D’ autres phrases à retenir portent sur la communauté et la question de la relation avec le public. Concernant les Commons sur Flickr c’est avant tout la relation qui est mise en avant « Les Commons sur Flick’r ne portent pas sur les images vues et les statistiques mais sur la question de développer des relations et des communautés ». Il est d’ailleurs rappelé qu’avoir « beaucoup de visiteurs ne signifie par nécessairement avoir une communauté ».

Des notions sont à approfondir, comme celles développées par la cellule nouveau média du musée national d’art américain, s’appuyant sur la sociologie :  » the whole person relationships », qui a pour but de dépasser les barrières entre expert et novice et de mettre en valeur une relation fondée sur la personne pour changer la relation du musée avec le public.

Des exemples cités sont à analyser et à revoir, vous pouvez d’ors et déjà les voir sur mon compte Delicious. Parmi eux Le site Nature plus du Musée de science de Londres est mis en avant pour la personnalisation du contenu et de la visite.

Des expérience sont à retenir, comme celle de Bletchley Park, un musée d’histoire qui combat pour sa sauvegarde sur Twitter, dont un de ses plus fervent soutien est apporté par la directrice du département d’informatique à l’université de Westminter, le Dr Sue Black. Ce sont d’ailleurs les personnes qui suivent le musée sur Twitter qui ont permis au Dr Sue Black de venir plaider la cause du musée lors de la conférence.

Je terminerais par ce dernier mot avant d’approfondir lors de prochains articles les notions et exemples donnés lors de la conférence :  « il n’y a pas de magie dans les médias sociaux ».

TwittesMW2010

Bonne pratique, exemples à suivre, fenêtre sur l’avenir : MUSEUMS AND THE WEB une conférence majeure

Le mois d’avril pour les musées est synonyme de conférence, cette année comme l’année dernière à la conférence historique Museums and the web s’ajoute la conférence museum next fruit de deux bloggeurs influents Jim Richardson de Museum marketing et Nina Simon de Museum 2.0. Cette conférence se tiendra le 30 avril prochain et fera l’objet comme vous vous en doutez de mon premier article du mois de mai. Cette semaine, je souhaite me pencher avec vous sur la conférence Museums and the web qui à lieu du 13 avril au 17 avril et voir ainsi les tendances et les interventions qui seront à suivre au cours de cette semaine.

Quelques mots sur cette conférence que j’ai qualifiée d’historique. Son ancêtre voit le jour en 1991 avant qu’Internet ne se révèle au grand public. Intitulée dans un premier temps Ichim, elle est créée par le chercheur David Bearman qui étudie la création de normes standards pour échanger les données numériques entre les musées. Elle concerne alors l »hypermédia et l’interactivité comme le révèle son intitulé : « Conférence international sur l’hypermédia et l’interactivité dans le musée ». Au cours de la décennie 90 elle se tiendra alternativement en Amérique et en Europe. Prenant un caractère plus patrimonial l’intitulé de la conférence change en 1999, elle devient alors « Conférence internationale sur le patrimoine culturel informatique ». Ce développement nouveau, accompagne la naissance de la conférence Museums and the web. Elle est crée par David Bearman en collaboration avec Jennifer Trant, elle aussi spécialisée dans le traitement des données électroniques dans le domaine de l’art. Notre conférence est donc née s’attachant au multimédia et à l’essor d’internet. Je dois vous avouer que sans elle le blog n’existerait pas, source principale de mes recherches, elle m’a fait découvrir le potentiel d’Internet pour les musées et fait deviner l’importance qu’allait prendre les médias sociaux dès les années 2008.

Après ce bref historique, examinons de plus près cette conférence et ce que nous réserve ce nouvel opus. Dès sa création la conférence Museums and the Web se présente comme un des éléments les plus important de l’association créée par David Bearman pour rassembler les musées autour de la question du multimédia, Archive and museum informatic. C’est sur le site de l’association que sont publiés les articles et les liens vers les sites créés pour chaque conférence. Au fil des années l’association devient une véritable communauté puis une plateforme d’échange faisant la part belle aux médias sociaux.

Cette année sur le site de la conférence, un onglet communauté en ligne répertorie les multiples présences sur les médias sociaux. Ainsi sur Twitter on peut suivre @museweb, mais il aussi été crée une liste de tous les participants à la conférence et des sujets spéciaux #museweb et #mw2010 pour nous faire vivre en direct la conférence. D’autres réseaux sont bien sur mis à contribution, Delicious avec le tag museweb, flickr, linkedin avec un groupe dédié à la conférence, Facebook avec le groupe museums and the web ou encore slideshare ou nous pourrons avoir accès aux présentations des membres.

Que nous réserve donc ce cru 2010 ? Nous avons bien sûr des sujets traditionnels, autour de trois thèmes principaux, les collections, la communauté, la collaboration. Cependant la collection est à présent liée aux questions du tag, et l’on parle à présent de « web collection ». La communauté et la collaboration sont à la fois abordés de manière conventionnelle avec le public in situ et entre musée, mais c’est aussi comme vous pouvez vous en douter des thèmes faisant intervenir les médias sociaux. Cette années comme c’est le cas depuis quelques temps, les médias sociaux sont au coeur des interventions, ils ouvrent la deuxième journée des conférences le samedi 17 avril et feront l’objet de toute mon attention.
D’ors est déjà à la lecture des intitulés se dessine un pas supplémentaire dans la pensée sur les médias. Il n’est plus question de s’interroger sur leur bienfait comme c’était le cas l’année dernière, mais bien de voir leur impact sur la profession elle même. La conférence s’achèvera d’ailleurs sur les stratégies de reconstruction du musée et la place centrale que prend le web dans ces réflexions.

La semaine prochaine sera donc consacrée à la conférence Museums and the Web et aux médias sociaux, d’ici là je vous invite à lire les nombreux articles de la conférence  qui sont déjà en ligne sur le site et à suivre les débats sur Twitter.

Voici un avant gout avec les mots clefs de la conférence de l’année dernière.

Créateur et pionnier : Le musée de Brooklyn

Dans ce post, je souhaite commencer une nouvelle rubrique du blog que vous pourrez retrouver dans la catégorie Focus. Réellement ciblée sur le Web 2.0 et les médias sociaux, je vous propose ici l’analyse détaillée d’un site de musée ou d’une institution culturelle. Vous trouverez ceux qui vont au delà de l’entrée dans les médias sociaux : les créateurs, les pionniers, qui s’approprient les médias contribuent à en changer leur destination et font évoluer le musée lui même. Le concept même de créateur fera l’objet du prochain article, mais j’ai tenu dans un premier temps à vous présenter celui qui, selon moi, en est à l’origine : le Musée de Brooklyn et débuter avec lui la série des Focus.

Créé au dix neuvième siècle pour donner vie à un quartier, l’ancêtre du musée de Brooklyn, le Brooklyn Institute of Art and Sciences est entendu comme le point focal d’un plan culturel, éducatif et récréatif, c’est ce qu’ on peut voir sur le site du musée dans la rubrique about. L’importance du rapport à la communauté atteint son apogée en 1960 avec Duncan Cameron alors directeur du musée et pionnier de la nouvelle muséologie. Selon lui, le musée doit nouer une relation avec son public et contribuer à son éducation. Sur le site, les préceptes de l’ancien directeur s’affichent dans la mission même du musée : la primauté de l’expérience du visiteur. En tentant l’aventure des médias sociaux le musée poursuit sa volonté d’aller vers le public et de faire participer sa communauté.

Les premiers pas du musée dans les réseaux sont présentés lors des conférences Museums and the Web. Quelques précisions s’imposent sur ces conférences : elles sont créées en 1997 à la suite des conférences internationales sur l’hypermédia et l’interactivité dans le musée (ICHIM) nées pour leurs parts en 1991 pour promouvoir le multimédia auprès des professionnels du musée. Les conférences Museums and the Web se veulent plus spécialisées sur Internet et rassemblent musées et professionnels autour de cette question. Chaque année ces conférences donnent l’occasion de connaître les musées les plus innovants et dessinent les contours du musée de demain. Pour en savoir plus voici le lien vers la prochaine conférence qui se tiendra à Denvers en 2010 http://bit.ly/MW2010

C’est donc lors des conférences de 2007 que la première mention des médias sociaux apparaît, sous la plume de Shelley Bernstein, directrice du pôle multimédia pour le musée de Brooklyn, dans un article intitulé : «  Créer une communauté en ligne au musée de Brooklyn : une chronologie ». L’entrée du Brooklyn dans les médias sociaux est aussi relayée dans le blog du musée, renforçant l’idée de coopération et de partage inhérente au Web 2.0. La relation du musée de Brooklyn avec les outils du Web 2.0 ne se limite d’ailleurs pas aux médias sociaux mais fait aussi intervenir toutes ses autres formes : blog, flux d’informations avec les flux rss, contenu audio et vidéo portable avec les podcats et présence dans les réseaux de partage.

Le site du Brooklyn

Le blog du musée offre un autre point de vue sur le musée  en donnant la parole aux conservateurs, en montrant le montage des expositions. Les nouvelles expositions du musée bénéficient d’un flux rss auquel le visiteur peut s’abonner. Les podcasts donnent accès au savoir du musée, aux conférences qui s’y sont déroulées. Le musée marque aussi une forte présence dans le réseau de partage de photo Flick’r et le réseau de partage de vidéo You tube. C’est de plus, une manière pour lui de renforcer son lien avec le public puisqu’il présente sur le site du musée les photos des membres du musée sur Flick’r et non pas celles publiées par le musée lui-même. Toutes ces manifestations font partie d’une rubrique dédiée à la communauté à l’intérieur même du site Internet, intitulée community.

L’aventure du musée avec Facebook, commence en 2006 quand cette plateforme s’ouvre au public et surtout aux développeurs d’applications. A cette occasion, sont créées les News Feeds qui informent les membres des changements portés sur la page de leur amis, ainsi si un membre ajoute une application ses amis en sont immédiatement informés. Pour les créateurs d’applications, Facebook devient un bouche à oreille planétaire, c’est précisément  l’article sur Facebook paru dans la revue Wired et soulignant le succès de l’application de partage de photo Picnik qui va éveiller la curiosité de Shelley Bernstein.

Page du Brooklyn sur Facebook

Pour elle et son équipe, c’est l’occasion de porter la communauté sur d’autres sphères et de diffuser les collections du musée à une échelle planétaire. Le musée va donc dans un premier temps créer un groupe, puis une page quand celles-ci voit le jour en 2007, en commentant sur son blog les étapes de cette création. Cependant le musée n’entend pas seulement être présent dans le média et communiquer avec sa communauté, il souhaite réellement participer à la vie même du média et sait qu’un de ces atouts principaux réside dans le concept d’application.

Il va donc devenir créateur et mettre en place une application directement en lien avec l’art : Artshare. L’appropriation du média se traduit par cette application, elle n’est pas seulement dédiée au musée de Brooklyn mais à tous les musées, à tous ceux qui souhaitent diffuser de l’art sur Facebook  donc au réseau lui même. Cette application donne la possibilité aux musées de mettre en ligne les objets phares de leurs collections et de les publier sur leurs pages. Du coté des membres qui téléchargent cette application, elles leur donnent l’occasion d’exposer sur leurs profils les oeuvres des musées qu’ils préfèrent. A ce jour 37 musées participent et leurs nombres croît chaque mois.

Artshare

Pour le Brooklyn, entrer dans les médias sociaux c’est en faire partie intégrante et ainsi engager une réelle relation avec ses membres. Sur Twitter, est mise en valeur la personne qui administre la page, Shelley Bernstein dénommée pour l’occasion la geek en chef du musée.

Le brooklyn sur Twitter

Vous avez pu voir dans cette analyse le musée dans les médias sociaux or cette action a aussi un impact sur le musée réel et je conclurais ce post sur deux exemples de liens entre le virtuel et le réel.

En juin 2008, le musée lançait sur Facebook une expérience intitulée Click a crowd curated exhibition,visant à faire du public le curateur d’une exposition. Les artistes et leurs oeuvres étaient choisis par les membres d’un forum créé pour l’occasion auquel renvoyait la page du musée sur Facebook. Les résultats furent ensuite examinés par un jury d’expert et les oeuvres furent exposées dans le musée selon le choix fait dans le forum.

En décembre 2008 une autre étape était franchie dans le lien entre musée réel et virtuel, une nouvelle catégorie de membre de musée voyait le jour intitulée : First Fan. En rapport direct avec la présence du musée dans les médias sociaux, le membre First Fan bénéficie à la fois d’avantages dans le musée, comme la participation exclusive aux rencontres du vendredi, à des ateliers, l’ entrée prioritaire aux séances de cinéma, et dans les médias sociaux avec une page dédiée sur Twitter et l’accès aux mises à jour sur les médias de son choix.

Si la présence dans les médias sociaux est avant tout synonyme de communication et de dialogue, le musée de Brooklyn va au-delà. Ayant franchit un nouveau palier, il n’est pas seulement présent dans les médias mais se les ait appropriés, il est devenu créateur de son réseau. Il en vient sur son site à donner vie au concept sous-jacent à tout réseau social, celui de la communauté d’intérêt, avec la rubrique Posse. Définie comme un groupe ayant un intérêt commun elle montre les personnes ayant le plus contribué au site du musée. La participation qui est mise en valeur ici entre en fait dans les fondements même du musée puisque c’est celle qui consiste à tagger les oeuvres d’art, à leur donner de nouveaux noms, à les commenter ; fonction d’identification des oeuvres inhérente à la mission scientifique du musée.

En créant sa communauté d’intérêt, en jouant pleinement le jeu de la participation, du partage dans toutes les sphères du musées,  ce musée abolie la frontière entre lui et le visiteur, tous font partie d’un même groupe. Il n’est plus seulement question d’un changement de destination des médias sociaux, mais de l’évolution même du musée. C’est l’avenir du musée réel qui se joue dans ces plateformes virtuelles.