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Bonne pratique, exemples à suivre, fenêtre sur l’avenir : MUSEUMS AND THE WEB une conférence majeure

Dimanche 11 avril 2010

Le mois d’avril pour les musées est synonyme de conférence, cette année comme l’année dernière à la conférence historique Museums and the web s’ajoute la conférence museum next fruit de deux bloggeurs influents Jim Richardson de Museum marketing et Nina Simon de Museum 2.0. Cette conférence se tiendra le 30 avril prochain et fera l’objet comme vous vous en doutez de mon premier article du mois de mai. Cette semaine, je souhaite me pencher avec vous sur la conférence Museums and the web qui à lieu du 13 avril au 17 avril et voir ainsi les tendances et les interventions qui seront à suivre au cours de cette semaine.

Quelques mots sur cette conférence que j’ai qualifiée d’historique. Son ancêtre voit le jour en 1991 avant qu’Internet ne se révèle au grand public. Intitulée dans un premier temps Ichim, elle est créée par le chercheur David Bearman qui étudie la création de normes standards pour échanger les données numériques entre les musées. Elle concerne alors l »hypermédia et l’interactivité comme le révèle son intitulé : « Conférence international sur l’hypermédia et l’interactivité dans le musée ». Au cours de la décennie 90 elle se tiendra alternativement en Amérique et en Europe. Prenant un caractère plus patrimonial l’intitulé de la conférence change en 1999, elle devient alors « Conférence internationale sur le patrimoine culturel informatique ». Ce développement nouveau, accompagne la naissance de la conférence Museums and the web. Elle est crée par David Bearman en collaboration avec Jennifer Trant, elle aussi spécialisée dans le traitement des données électroniques dans le domaine de l’art. Notre conférence est donc née s’attachant au multimédia et à l’essor d’internet. Je dois vous avouer que sans elle le blog n’existerait pas, source principale de mes recherches, elle m’a fait découvrir le potentiel d’Internet pour les musées et fait deviner l’importance qu’allait prendre les médias sociaux dès les années 2008.

Après ce bref historique, examinons de plus près cette conférence et ce que nous réserve ce nouvel opus. Dès sa création la conférence Museums and the Web se présente comme un des éléments les plus important de l’association créée par David Bearman pour rassembler les musées autour de la question du multimédia, Archive and museum informatic. C’est sur le site de l’association que sont publiés les articles et les liens vers les sites créés pour chaque conférence. Au fil des années l’association devient une véritable communauté puis une plateforme d’échange faisant la part belle aux médias sociaux.

Cette année sur le site de la conférence, un onglet communauté en ligne répertorie les multiples présences sur les médias sociaux. Ainsi sur Twitter on peut suivre @museweb, mais il aussi été crée une liste de tous les participants à la conférence et des sujets spéciaux #museweb et #mw2010 pour nous faire vivre en direct la conférence. D’autres réseaux sont bien sur mis à contribution, Delicious avec le tag museweb, flickr, linkedin avec un groupe dédié à la conférence, Facebook avec le groupe museums and the web ou encore slideshare ou nous pourrons avoir accès aux présentations des membres.

Que nous réserve donc ce cru 2010 ? Nous avons bien sûr des sujets traditionnels, autour de trois thèmes principaux, les collections, la communauté, la collaboration. Cependant la collection est à présent liée aux questions du tag, et l’on parle à présent de « web collection ». La communauté et la collaboration sont à la fois abordés de manière conventionnelle avec le public in situ et entre musée, mais c’est aussi comme vous pouvez vous en douter des thèmes faisant intervenir les médias sociaux. Cette années comme c’est le cas depuis quelques temps, les médias sociaux sont au coeur des interventions, ils ouvrent la deuxième journée des conférences le samedi 17 avril et feront l’objet de toute mon attention.
D’ors est déjà à la lecture des intitulés se dessine un pas supplémentaire dans la pensée sur les médias. Il n’est plus question de s’interroger sur leur bienfait comme c’était le cas l’année dernière, mais bien de voir leur impact sur la profession elle même. La conférence s’achèvera d’ailleurs sur les stratégies de reconstruction du musée et la place centrale que prend le web dans ces réflexions.

La semaine prochaine sera donc consacrée à la conférence Museums and the Web et aux médias sociaux, d’ici là je vous invite à lire les nombreux articles de la conférence  qui sont déjà en ligne sur le site et à suivre les débats sur Twitter.

Voici un avant gout avec les mots clefs de la conférence de l’année dernière.

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Quand Histoire de l’art rime avec conversation et collaboration : Smart History

Dimanche 28 mars 2010

Dans les articles précédents je vous ai laissé entendre que le site Artbabble ne s’était pas entièrement dévoilé. Dès la page d’accueil en effet,  l’une des vidéos de présentation se détache par le sujet qu’elle traite et par sa facture. Alors que le site est plus accès sur l’art contemporain, les interview d’artistes ou de conservateurs, cette vidéo présente un chef d’œuvre de l’art classique, et l’entrée sur la vidéo se fait par le tableau lui même. Le clic sur la vidéo nous mène donc non pas vers un musée qui forme la majeure partie des partenaires d’Artbabble mais vers un nouveau site : Smart history.

Au delà d’un énième site sur l’histoire de l’art, Smart History offre une nouvelle manière d’apprendre et d’enseigner. Cet objectif, nous est révélé dans le titre même du site, qui invite à une conversation sur l’art. Le projet est ensuite défini dans la rubrique about qui permet avant de plonger dans l’analyse du site d’en connaitre les auteurs et d’en savoir plus sur le site lui même. La première phrase d’explication se révèle très claire, c’est l’enseignement même de l’histoire de l’art qui est visé, tant par la difficulté d’accès au source ; livres trop chers avec trop d’images et peu d’analyse que par le manque de contenu sur Internet. Dans un premier temps, les auteurs créent un blog et développent du contenu sous forme de podcast et de vidéo pour accompagner leurs cours. L’étape suivante, consistait tout naturellement à créer un site, ce que les auteurs font en adoptant le ton et la liberté du blog. Ils créent donc ce site qu’ils nomment un web livre et dont l’ambition est d’accompagner et même de remplacer le traditionnel livre d’histoire de l’art, mais aussi de donner accès à tous au savoir sur l’art. Il importe à présent d’explorer ce site et les promesses qu’il fait à l’étudiante en histoire de l’art que j’étais, il n’y pas si longtemps.

Pour notre plus grand plaisir la page d’accueil se présente sous la forme d’une chronologie, illustrée par des tableaux clefs. Dans la période de la Renaissance, les plus grands peintres nous accueillent, Michel Ange et sa Pieta, Leonard de Vinci avec la Joconde. Je  décide de cliquer sur le portrait de Bronzino. La nouvelle page qui se présente, se compose d’une vidéo au centre et de divers onglets à gauche et à droite de la vidéo. Dans la vidéo les auteurs se livrent à un dialogue sur le thème du portrait maniériste en prenant appui sur deux portraits de Bronzino  l’un au Métropolitan museum de New York l’autre à la Collection Frick en Angleterre,  le ton se veut léger presque enjoué et nous incite à suivre la conversation.

Illustrant la période de la fin de la Renaissance le portrait de Bronzino s’accompagne sur la gauche des divers thèmes et artistes qui l’entouraient dans la chronologie. Ainsi, on peut découvrir la Renaissance à Venise ou ce qui est appelé la Haute renaissance avec Léonard de Vinci ou Michel Ange. La Renaissance à Venise est illustrée par un tableau peint par Bellini et Titien. Cette plongée dans la Renaissance de Venise donne l’occasion aux auteurs de proposer de nombreux liens : sur le site lui même vers une vidéo concernant cette fois ci Bellini seul,  mais aussi dans la partie droite vers d’autres sites, le site de la National Gallery ou la peinture est exposée, le site Webexhibit qui offre une analyse complète du tableau au moyen d’infra rouge et de rayon x donnant ainsi la possibilité de différencier la touche des deux peintres, et enfin vers le mini site consacrée en 2009 à l’exposition Titien, Tintorret, Veronèse au Musée d’art de Boston. Ces liens sont placés dans la partie droite de la page, qui est enrichie par ailleurs d’une mosaïque de photo Flickr sur ce même thème. Les médias sociaux et le principe de collaboration font en effet partie intégrante du site comme nous allons le voir à présent.

Né d’un blog son aspect communautaire est visible dès la page d’accueil. Les vidéos présentées sur le site sont accessibles sur Youtube et Viméo deux sites de partage de vidéo et bien sur sur Artbabble qui est partenaire du site. Un groupe spécifique a été créé sur Flickr, il est intitulé vos images Flickr et propose à ses membres de contribuer pour enrichir l’enseignement en image nouvelle. Un compte sur Twitter est aussi consacré au site, accessible dès la page d’accueil et inséré dans le blog, il est animé par l’un des auteurs du site et se nomme @drszucker. L’aspect collaboratif  est donc un point majeur du site, deux onglets le mettent particulièrement en valeur : l’onglet contribuer et l’onglet créer et enseigner.

La contribution peut donc se faire sous forme de photo, mais aussi sous forme de contenu, les auteurs demandant aux enseignants, artistes, critiques, de les contacter par mail pour enrichir le site. Les auteurs sont aussi à la recherche de nouvelles idées pour améliorer le site et donnent pour cela aussi leur mail. Dans la partie créer et enseigner les auteurs mettent à la disposition de tous les méthodes qui sont à l’origine du site : conversation et technologie. Il explique ainsi pas à pas comment créer un contenu enrichi par l’image et la vidéo et quels sont les outils utilisés pour le faire. Dans la partie enseigner, ils proposent d’utiliser le site pour enseigner en cours, et demandent aux professeurs leurs témoignages par mail. Dans cette partie une page entière est consacrée aux images et aux outils permettant de les visualiser et de les utiliser. L’aspect communautaire prend toute son ampleur dans le blog. En mars 2008 on pouvait voir et entendre des podcasts d’étudiants ayant travaillé sur l’exposition Courbet, un lien est d’ailleurs fait sur ce travail dans la partie enseigner avec les images. Le blog permet de mettre en valeur à la fois le site en informant sur les nouvelles entrées, mais aussi les initiatives d’autres enseignants, élèves ou amateurs à travers le monde. C’est le cas du post du mois de janvier 2010 consacré à la vidéo youtube d’un amateur sur une sculpture à Rome.

Le site se révèle à la hauteur de nos attentes. Il offre un véritable enseignement en histoire de l’art, mais ce qui le distingue d’autres sites plus institutionnels c’est son ouverture vers la communauté, par les réseaux de partage de photo, par le blog et les liens qu’ils proposent pour enrichir toujours plus l’enseignement. Je ne vous cache pas d’ailleurs que ce post n’offre qu’un aperçu du site et je vous invite à explorer toutes ces richesses, en attendant voici une des vidéos présentant l’histoire de l’art, déposée par les auteurs sur Artbabble.

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Retour sur la Timeline Index, quand les professionnels du Web participent au savoir

Dimanche 21 mars 2010

La semaine dernière j’ai fait appel à votre collaboration pour en savoir plus sur un site qui m’intriguait, la Timeline Index. Cependant, il était bien difficile de collecter des informations sur ce site, la rubrique « about » étant très peu développée et aucun article ne pouvant être retrouvé sur ce sujet. Je souhaite donc partager avec vous les quelques informations que j’ai pu avoir par l’auteur du site et me pencher un peu plus sur ces sites développés en dehors des institutions et qui deviennent parfois des outils indispensables.

Voici donc quelques informations supplémentaires concernant la Timeline Index. Elle est le fruit d’un webdesigner hollandais, Jan Battem ayant plus de 25 ans d’expérience et de nombreux sites à son actif. On peut d’ailleurs en savoir un peu plus sur lui dans sa propre Timeline Index, où il s’est répertorié. Par ce site, il souhaite comme il le dit de manière plutôt poétique « saisir l’histoire et le temps ». Le projet est toujours en cours et se porte à présent sur le WEb 2.0 et la collaboration du monde académique. La nouvelle version de la timeline se veut plus clair, et met en valeur la transversalité des connaissances, point qui m’avait échappé sur l’ancienne version, les liens transversaux étant dans cette dernière relégués en fin de page après les publicités de Google. Ce site est donc un site à suivre et je ne manquerais pas d’examiner en détail la version web 2.0.

Cette éclairage sur la Timeline, rappelle un autre site devenu depuis une référence pour les étudiants en Histoire de l’art, Artcylcopédia. Créé aussi par un professionnel du web canadien, membre de la première communauté internet Well, le site Artcyclopedia est la source la plus complète en histoire de l’art sur le Web. Je ne résiste pas d’ailleurs à vous faire partager les dernières nouveautés de ce site, que vous connaissez peut-être déjà, j’avoue que je ne viens plus aussi souvent sur ce site qui a hanté mes premières années d’Histoire de l’art. On peut donc à présent, voir le nombre d’artistes listés sur le site, le nombre de sites d’art et le nombre de liens. Un symbole notifie les travaux importants concernant les artistes. De plus un système d’onglet vient éclairer la recherche pour les artistes les plus présents sur Internet. On sait donc par exemple sans faire défiler la page que pour Monet sont répertoriés, 171 musées, 25 archives d’images, 3 sites concernant l’artiste, 12 sites mêlant d’autres artistes, 14 articles, 22 livres, les galerie d’art ont pour leur part une page dédiée pour chaque artiste.

Une autre nouveauté, la rubrique « Chef-d’œuvre » et la fonction développée par Artcyclopedia « ActualSizer » qui apparait quand on clic sur certaine oeuvre et permet de voir l’oeuvre en taille réelle. On peut aussi accéder directement à cette fonction depuis la page d’accueil. Cette rubrique compte 300 oeuvres d’art, cependant la qualité des oeuvres exposée dépend non pas d’Artcyclopédia mais des musées ou du site sur lequel est exposé l’oeuvre, les oeuvres en très haute définition provenant dans la plupart des cas de Wikimedia Commons.

Voici par exemple un détail d’un tableau de Caspar David Friedrich comme on peut le voir sur Actualsizer, je n’ai pas résisté à vous ajouter en vignette le tableau en entier et je vous invite à aller examiner de plus près cet outil.
Caspar david friedrich
Comme promis la semaine prochaine, nous reviendrons sur ArtBabble et le trésor qui se cache derrière ce site. En attendant je vous invite à plonger dans ces deux sites dont le riche contenu ne peut être analysé en un seul article.
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Au delà des réseaux, l’Histoire par l’image.
Quand l’histoire rencontre l’histoire de l’art

Dimanche 22 novembre 2009

Avec les bases de données, j’inaugurais une thématique se voulant éloignée des médias sociaux proprement dit mais en lien avec leurs principes directeurs. Comme vous avez pu le constater, de nombreux sites éloignés ou non du Web 2.0 gagnent  à être étudiés et analysés. C’est le cas des sites culturels privilégiant la richesse du contenu à l’ouverture sur les réseaux. Je vous propose donc une nouvelle série, après la catégorie Focus, voici la catégorie « Au delà des réseaux ». Chaque mois, seront mis en valeur ces sites évoluant autour des musées et de la culture, faisant le lien entre les arts : ceux qui donnent accès aux ressources et les mettent en valeurs, ceux qui vont au delà de l’appropriation de l’oeuvre en initiant les visiteurs à l’histoire de l’art. Nous nous attacherons bien sûr à voir en quoi ces sites partagent les principes du Web 2,0 et ce que pourrait leur apporter les médias sociaux.

Pour ce deuxième volet, j’ai souhaité poursuivre sur le thème de la coopération des institutions culturelles en vous présentant le site, l’Histoire par l’image. Fruit de la collaboration entre la Direction des musées de France, la Réunion des Musées Nationaux, la Direction des Archives de France et le monde éducatif, ce site fait un lien direct entre l’histoire et l’histoire de l’art. Ainsi les musées donnent accès à leur fond et à leur savoir, de nombreux conservateurs faisant partie des auteurs du site parmi les professeurs d’université, de collège et les doctorants.

Né en 2001, réactualisé en 2008, c’est avant tout un site à vocation éducative. C’est ce qu’il prône dans sa page d’accueil, se disant dédié aux professeurs et aux élèves du secondaire, la période étudié de 1789 à 1939 étant directement en lien avec le programme du secondaire. Cependant, par la richesse et la variété des thèmes abordés il s’adresse à tous les visiteurs et incite autant à la recherche de contenu qu’à l’exploration.

Son but, faire découvrir l’histoire autrement, par l’intermédiaire des œuvres d’art et des documents iconographiques. Les œuvres ici ne sont pas une illustration du fait historique mais en sont l’essence même.

accueil hist

L’incitation à la découverte se fait dés la page d’accueil qui s’ouvre sur les nouveaux thèmes du mois : en Novembre ce sont Degas et ses danseuses et la suite d’une thématique sur la France et le vin. Sur la partie gauche apparait l’animation du mois relayée en bas de page par un accès à toutes les animations. On trouve ensuite différents dossiers, tel qu’un hors série franco-allemand : contribution du site à l’actualité, réalisé avec le concours des universités allemandes dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel. Le dossier du mois est pour sa part consacré à l’esclavage.

La suite de la page présente sous forme d’image les différents modes de recherche : recherche thématique, chronologique, par index sous forme de mot clés et la recherche avancée. En toute fin de page, la rubrique « ce jour là » illustre le jour de la consultation par une image et une thématique incitant, ici aussi, à la découverte du site.

En réalité bien que le site soit avant tout un site d’histoire, les thématiques abordées se révèlent plus vastes que ce que le titre du site pouvait faire penser et vise donc un public plus large. Les questions d’économies, de sociétés, de loisirs, de vies artistiques y sont abordées au même titre que les régimes ou les institutions. Le choix des médiums est lui aussi assez vaste et comprend autant d’œuvre d’art, que d’objet,de photo ou de gravure.

toureifl

Chaque étude suit un plan unique, elle se compose de l’analyse du contexte historique, de l’image et de l’interprétation de celle-ci. C’est en réalité, une analyse d’historien de l’art qui est renforcée par la présence d’étude comparative regroupant deux voire quatre œuvres. L’importance de cette analyse, se matérialise dans les animations qui proposent l’analyse plastique et iconographique de l’œuvre, par l’étude de la composition du tableau, des différents personnages au moyen de jeu d’ombre et de lumière, de zoom et de ligne géométrique.

Site d’histoire, ce n’est pas moins en effet un site d’histoire de l’art et l’analyse de l’historien de l’art s’accompagne d’une volonté marquée de mettre en valeur les images. Chaque œuvre peut être explorée en plein écran par l’outil de zoom, par ailleurs pour chaque thème le site propose l’accès à une galerie d’image réalisée avec le logiciel Cooliris.

cooliris

L’analyse du site fait surgir un autre de ses aspects majeurs, sa volonté d’aller vers le visiteur. La présence d’un forum lui donne la parole, tandis qu’un espace personnel lui permet de créer des albums et ainsi de sauvegarder son travail de recherche.

Face à la richesse des analyses, qu’en est-il des rapports de ce site avec le Web 2.0 et ses principes de collaboration, de partage, de participation.

La collaboration est au cœur même du site, cependant elle se limite aux contributions déjà présentent sur le site. Dans « le sacre de Napoléon une œuvre clè », l’œuvre qui a inspiré le tableau Le couronnement de Marie de Médicis de Rubens est cité mais aucun lien n’est fait vers l’œuvre aux musées du Louvre présente dans la base de données des oeuvres, seul apparait un lien vers la page d’accueil du site web.

Le partage, est avant tout un partage d’information qui est renforcé ici par des outil du web 2.0. Un flux RSS sur les nouvelles publications permet aux visiteurs d’être informés des mises à jour sans aller sur le site. La création d’un widget, application dédiée au site, donne la possibilité d’ ajouter sur sa page personnel Igoogle ou Netvibes un lien direct sur le site.

widget

La Participation, quant à elle est présente dans le forum et le livre d’or mais elle n’apparaît pas au cœur même du site. Le forum, dans les premiers temps de sa création, est bien un lieu de discussion entre les internautes et les contributeurs du site, cependant il change peu à peu de destination et en 2009 les derniers messages s’apparentent à de réelles contributions de la part des internautes.

Si les principes du Web 2.0 sont comme nous pouvons le voir appliqués sur le site, il manque la présence dans les médias sociaux. Or, tout incite à entrer dans les réseaux, la nouvelle forme de participation des visiteurs, le principe de collaboration entre les institutions, la présence d’outils du web 2.0.

Ainsi, la contribution des institutions serait mise en valeurs par des liens ciblés sur les différentes pages de leurs sites et plus seulement sur leurs pages d’accueils. Les informations seraient diffusées plus largement. Et plus important encore, elle permettrait de répondre aux attentes des visiteurs et à leur volonté affichée de participer au contenu même du site.

La présence dans les médias sociaux donnerait ainsi une nouvelle dimension au site sans apporter de modifications, du visiteur chercheur de contenu au visiteur acteur du contenu, de la collaboration des institutions à la matérialisation d’un réseau culturel.

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Diversité, Transversalité : une plongée dans les bases de données de la culture en France

Dimanche 1 novembre 2009

Comme annoncé dans le post précédent, j’ai souhaité aborder ici la question des bases de données culturelles. Celles-ci étant aussi diversifiées que nombreuses, mon choix s’est porté sur les bases de données du ministère de la culture qu’il m’a été donné d’aborder lors de la Novela. Analyser dans un premier temps les bases de données françaises m’a semblé essentiel, leurs collections regroupant tout les domaines de l’art et de la culture, tout les formats et toutes les époques. Cependant, je peux vous dire d’ors et déjà qu’un post sera fait sur les bases de données étrangères, la comparaison faisant partie de l’essence même de la recherche en histoire de l’art. Car, les bases de données, les sites Internet, la présence dans les réseaux tous ces médiums qui contribuent à diffuser l’art écrivent aussi son histoire.

Par l’intermédiaire du programme de numérisation du ministère de la culture lancé en 1996, ont vu le jour 34 bases de données ; allant de l’archéologie, aux archives nationales en passant pas les trésors des collections des musées. Depuis 2005 la mise en réseau de ces collections et leur publication sur Internet sont devenus un des axes majeurs du plan de numérisation. Cette volonté de diffusion se matérialise sur le site Culture.fr avec la partie Collections qui regroupe et interroge ces différentes bases.

Le point essentiel de ce site réside dans la transversalité des collections et la diversité des institutions, qui fait se côtoyer pour un même thème les représentations de peintures, de sculptures, les ouvrages numérisés et les restitutions architecturales en 3D, donc les musées, les bibliothèques, les archives…

collection

En amoureuse de la peinture italienne mon œil s’est tout de suite porté sur la rubrique peintures italiennes. En octobre le focus était fait sur la peinture en Lombardie, en Toscane et à Rome au 16e siècle, faisant la part belle à Raphael, Corrège… Les premières images, des tableaux, renvoyaient à la base Atlas du musée du Louvre et au site de l’agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux, suivaient des écrits provenant de la base de donnée des ouvrages numérisés de la Bibliothèque Nationale de France, Gallica, avec un catalogue des dessins de maîtres provenant de 1777, enfin la base Joconde regroupant toutes les collections numérisées des musées de  France apparaissait avec les oeuvres de Corrège présentes au musée de Chambéry.

Au thème de la transversalité, Collection ajoute celui de l’exploration par la présence de thématiques et d’une rubrique à découvrir. En octobre, le site proposait dans les thèmes de découvrir les salons artistiques et après une description des salons, menait vers l’accrochage des salons de 1800 et les photos commandées par l’Etat de 1864 à 1901.

Ces deux thèmes sont en fait communs aux principales bases interrogées par Collection et je ne peux finir ce post sans vous présenter certaines d’entre-elles qui réalisent une véritable mise en valeur de leurs données :

La base Joconde et ses thématiques qui incitent à la découverte de ses collections.

jocondethème

La base des grands sites archéologiques qui met en valeur son fond par des expositions virtuelles multimédia alliant le son, l’image, la vidéo, la 3D, comme celles de Lascaux ou de Lattes. Je vous invite aussi à aller voir l’exposition sur Saint Denis, la reconstitution des étapes de sa construction en 3D, la rubrique Histoire d’objets avec ses représentations en 3D d’objets archéologiques qui permet la manipulation de l’objet pour en appréhender toutes ses caractéristiques.

histoired'objet

Enfin la base de donnée d’outre mer qui  met en valeur son fond en présentant une thématique différente tous les mois et réalise des expositions virtuelles multimédia, alliant le son, l’image et la vidéo. Ces expositions par ailleurs  contribuent au site des célébrations nationales qui a été depuis 2005 intégrés à Culture.fr dans la rubrique histoire et archives

archiveoutremer

Ceci n’est bien sûr qu’un aperçu de ces bases et je ne saurais que trop vous conseiller de vous aventurer sur ces sites pour en connaître toute leur richesse.

Ce que je souhaitais plus particulièrement partager avec vous ici c’est cette transversalité qui est l’essence même d’Internet et des réseaux. La numérisation et la diffusion des données impliquent l’accès à des sources et médiums différents, car s’approprier une œuvre c’est aussi connaître son contexte historique, littéraire, avoir accès aux documents publiés sur l’artiste, aux archives de l’époque. La collaboration des différentes institutions est donc essentielle à la diffusion de la culture. Et ce sont ces notions qui sont invoquées par les médias sociaux : partage, collaboration, diversité.

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