Retour sur la Timeline Index, quand les professionnels du Web participent au savoir

La semaine dernière j’ai fait appel à votre collaboration pour en savoir plus sur un site qui m’intriguait, la Timeline Index. Cependant, il était bien difficile de collecter des informations sur ce site, la rubrique « about » étant très peu développée et aucun article ne pouvant être retrouvé sur ce sujet. Je souhaite donc partager avec vous les quelques informations que j’ai pu avoir par l’auteur du site et me pencher un peu plus sur ces sites développés en dehors des institutions et qui deviennent parfois des outils indispensables.

Voici donc quelques informations supplémentaires concernant la Timeline Index. Elle est le fruit d’un webdesigner hollandais, Jan Battem ayant plus de 25 ans d’expérience et de nombreux sites à son actif. On peut d’ailleurs en savoir un peu plus sur lui dans sa propre Timeline Index, où il s’est répertorié. Par ce site, il souhaite comme il le dit de manière plutôt poétique « saisir l’histoire et le temps ». Le projet est toujours en cours et se porte à présent sur le WEb 2.0 et la collaboration du monde académique. La nouvelle version de la timeline se veut plus clair, et met en valeur la transversalité des connaissances, point qui m’avait échappé sur l’ancienne version, les liens transversaux étant dans cette dernière relégués en fin de page après les publicités de Google. Ce site est donc un site à suivre et je ne manquerais pas d’examiner en détail la version web 2.0.

Cette éclairage sur la Timeline, rappelle un autre site devenu depuis une référence pour les étudiants en Histoire de l’art, Artcylcopédia. Créé aussi par un professionnel du web canadien, membre de la première communauté internet Well, le site Artcyclopedia est la source la plus complète en histoire de l’art sur le Web. Je ne résiste pas d’ailleurs à vous faire partager les dernières nouveautés de ce site, que vous connaissez peut-être déjà, j’avoue que je ne viens plus aussi souvent sur ce site qui a hanté mes premières années d’Histoire de l’art. On peut donc à présent, voir le nombre d’artistes listés sur le site, le nombre de sites d’art et le nombre de liens. Un symbole notifie les travaux importants concernant les artistes. De plus un système d’onglet vient éclairer la recherche pour les artistes les plus présents sur Internet. On sait donc par exemple sans faire défiler la page que pour Monet sont répertoriés, 171 musées, 25 archives d’images, 3 sites concernant l’artiste, 12 sites mêlant d’autres artistes, 14 articles, 22 livres, les galerie d’art ont pour leur part une page dédiée pour chaque artiste.

Une autre nouveauté, la rubrique « Chef-d’œuvre » et la fonction développée par Artcyclopedia « ActualSizer » qui apparait quand on clic sur certaine oeuvre et permet de voir l’oeuvre en taille réelle. On peut aussi accéder directement à cette fonction depuis la page d’accueil. Cette rubrique compte 300 oeuvres d’art, cependant la qualité des oeuvres exposée dépend non pas d’Artcyclopédia mais des musées ou du site sur lequel est exposé l’oeuvre, les oeuvres en très haute définition provenant dans la plupart des cas de Wikimedia Commons.

Voici par exemple un détail d’un tableau de Caspar David Friedrich comme on peut le voir sur Actualsizer, je n’ai pas résisté à vous ajouter en vignette le tableau en entier et je vous invite à aller examiner de plus près cet outil.
Caspar david friedrich
Comme promis la semaine prochaine, nous reviendrons sur ArtBabble et le trésor qui se cache derrière ce site. En attendant je vous invite à plonger dans ces deux sites dont le riche contenu ne peut être analysé en un seul article.

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