L’histoire par l’image et les blogueurs, le commencement d’une belle histoire

Une fois n’est pas coutume je souhaite ce mois ci revenir sur un de mes anciens articles et vous faire part d’une initiative auquel je viens d’être associée. Bien que je souhaitais voir avec vous la prise de pouvoir des institutions sur les réseaux, je reporte ce sujet qui ne cesse de s’enrichir pour vous parler du site, l’histoire par l’image.

Il y a quelque mois je déplorais l’absence de collaboration sur le site, et l’appelais de mes vœux. La présence des médias sociaux donnant au site une nouvelle dimension, en donnant au visiteur la position d’acteur. Or cette question est à présent au cœur des préoccupations du site. Le site à subit de nombreuse évolution mettant en lumière une dimension collaborative. Une fonctionnalité de commentaire à été ajoutée sur les études, faisant le lien aussi avec les réseaux Twitter et Facebook.  

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Depuis quelque temps le site fait appel à des consultants pour aller au delà des commentaires et s’adresser cette fois aux communautés établies : celle des blogueurs. J’ai moi même reçut une première invitation à évaluer le site au moyen d’un questionnaire. Mais cette étude n’était que la première étape de notre implication en tant que blogueur. La seconde étape est en fait à l’origine de cet article. Il nous est demandé à présent de réaliser le prochain hors série du site sur le sujet de notre choix, parmi les thématiques du site. 

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 Les projet seront examinés par un comité regroupant la réunion des musées nationaux et le ministère de la culture. Les blogueurs ont jusqu’au 19 décembre pour envoyer leur projet. Les hors série gagnants seront mis en ligne avec la mention du blog auteur. Il ne tient qu’à vous chers lecteurs de donner vie à cette initiative. Je vous invite à commenter cet article et revenir vers moi si vous souhaitez participer. Nous devons choisir parmi les thématiques du site celle que nous préférons, sélectionner les études qui l’illustrent le mieux, et enfin rédiger les textes d’accompagnement. Voici le hors série sur la seconde guerre mondiale réalisé depuis peu. 

http://www.histoire-image.org/site/lettre_info/hors-serie-premiere-guerre-mondiale.php

 à présent c’est à nous de jouer 

Quand Histoire de l’art rime avec conversation et collaboration : Smart History

Dans les articles précédents je vous ai laissé entendre que le site Artbabble ne s’était pas entièrement dévoilé. Dès la page d’accueil en effet,  l’une des vidéos de présentation se détache par le sujet qu’elle traite et par sa facture. Alors que le site est plus accès sur l’art contemporain, les interview d’artistes ou de conservateurs, cette vidéo présente un chef d’œuvre de l’art classique, et l’entrée sur la vidéo se fait par le tableau lui même. Le clic sur la vidéo nous mène donc non pas vers un musée qui forme la majeure partie des partenaires d’Artbabble mais vers un nouveau site : Smart history.

Au delà d’un énième site sur l’histoire de l’art, Smart History offre une nouvelle manière d’apprendre et d’enseigner. Cet objectif, nous est révélé dans le titre même du site, qui invite à une conversation sur l’art. Le projet est ensuite défini dans la rubrique about qui permet avant de plonger dans l’analyse du site d’en connaitre les auteurs et d’en savoir plus sur le site lui même. La première phrase d’explication se révèle très claire, c’est l’enseignement même de l’histoire de l’art qui est visé, tant par la difficulté d’accès au source ; livres trop chers avec trop d’images et peu d’analyse que par le manque de contenu sur Internet. Dans un premier temps, les auteurs créent un blog et développent du contenu sous forme de podcast et de vidéo pour accompagner leurs cours. L’étape suivante, consistait tout naturellement à créer un site, ce que les auteurs font en adoptant le ton et la liberté du blog. Ils créent donc ce site qu’ils nomment un web livre et dont l’ambition est d’accompagner et même de remplacer le traditionnel livre d’histoire de l’art, mais aussi de donner accès à tous au savoir sur l’art. Il importe à présent d’explorer ce site et les promesses qu’il fait à l’étudiante en histoire de l’art que j’étais, il n’y pas si longtemps.

Pour notre plus grand plaisir la page d’accueil se présente sous la forme d’une chronologie, illustrée par des tableaux clefs. Dans la période de la Renaissance, les plus grands peintres nous accueillent, Michel Ange et sa Pieta, Leonard de Vinci avec la Joconde. Je  décide de cliquer sur le portrait de Bronzino. La nouvelle page qui se présente, se compose d’une vidéo au centre et de divers onglets à gauche et à droite de la vidéo. Dans la vidéo les auteurs se livrent à un dialogue sur le thème du portrait maniériste en prenant appui sur deux portraits de Bronzino  l’un au Métropolitan museum de New York l’autre à la Collection Frick en Angleterre,  le ton se veut léger presque enjoué et nous incite à suivre la conversation.

Illustrant la période de la fin de la Renaissance le portrait de Bronzino s’accompagne sur la gauche des divers thèmes et artistes qui l’entouraient dans la chronologie. Ainsi, on peut découvrir la Renaissance à Venise ou ce qui est appelé la Haute renaissance avec Léonard de Vinci ou Michel Ange. La Renaissance à Venise est illustrée par un tableau peint par Bellini et Titien. Cette plongée dans la Renaissance de Venise donne l’occasion aux auteurs de proposer de nombreux liens : sur le site lui même vers une vidéo concernant cette fois ci Bellini seul,  mais aussi dans la partie droite vers d’autres sites, le site de la National Gallery ou la peinture est exposée, le site Webexhibit qui offre une analyse complète du tableau au moyen d’infra rouge et de rayon x donnant ainsi la possibilité de différencier la touche des deux peintres, et enfin vers le mini site consacrée en 2009 à l’exposition Titien, Tintorret, Veronèse au Musée d’art de Boston. Ces liens sont placés dans la partie droite de la page, qui est enrichie par ailleurs d’une mosaïque de photo Flickr sur ce même thème. Les médias sociaux et le principe de collaboration font en effet partie intégrante du site comme nous allons le voir à présent.

Né d’un blog son aspect communautaire est visible dès la page d’accueil. Les vidéos présentées sur le site sont accessibles sur Youtube et Viméo deux sites de partage de vidéo et bien sur sur Artbabble qui est partenaire du site. Un groupe spécifique a été créé sur Flickr, il est intitulé vos images Flickr et propose à ses membres de contribuer pour enrichir l’enseignement en image nouvelle. Un compte sur Twitter est aussi consacré au site, accessible dès la page d’accueil et inséré dans le blog, il est animé par l’un des auteurs du site et se nomme @drszucker. L’aspect collaboratif  est donc un point majeur du site, deux onglets le mettent particulièrement en valeur : l’onglet contribuer et l’onglet créer et enseigner.

La contribution peut donc se faire sous forme de photo, mais aussi sous forme de contenu, les auteurs demandant aux enseignants, artistes, critiques, de les contacter par mail pour enrichir le site. Les auteurs sont aussi à la recherche de nouvelles idées pour améliorer le site et donnent pour cela aussi leur mail. Dans la partie créer et enseigner les auteurs mettent à la disposition de tous les méthodes qui sont à l’origine du site : conversation et technologie. Il explique ainsi pas à pas comment créer un contenu enrichi par l’image et la vidéo et quels sont les outils utilisés pour le faire. Dans la partie enseigner, ils proposent d’utiliser le site pour enseigner en cours, et demandent aux professeurs leurs témoignages par mail. Dans cette partie une page entière est consacrée aux images et aux outils permettant de les visualiser et de les utiliser. L’aspect communautaire prend toute son ampleur dans le blog. En mars 2008 on pouvait voir et entendre des podcasts d’étudiants ayant travaillé sur l’exposition Courbet, un lien est d’ailleurs fait sur ce travail dans la partie enseigner avec les images. Le blog permet de mettre en valeur à la fois le site en informant sur les nouvelles entrées, mais aussi les initiatives d’autres enseignants, élèves ou amateurs à travers le monde. C’est le cas du post du mois de janvier 2010 consacré à la vidéo youtube d’un amateur sur une sculpture à Rome.

Le site se révèle à la hauteur de nos attentes. Il offre un véritable enseignement en histoire de l’art, mais ce qui le distingue d’autres sites plus institutionnels c’est son ouverture vers la communauté, par les réseaux de partage de photo, par le blog et les liens qu’ils proposent pour enrichir toujours plus l’enseignement. Je ne vous cache pas d’ailleurs que ce post n’offre qu’un aperçu du site et je vous invite à explorer toutes ces richesses, en attendant voici une des vidéos présentant l’histoire de l’art, déposée par les auteurs sur Artbabble.

Retour sur la Timeline Index, quand les professionnels du Web participent au savoir

La semaine dernière j’ai fait appel à votre collaboration pour en savoir plus sur un site qui m’intriguait, la Timeline Index. Cependant, il était bien difficile de collecter des informations sur ce site, la rubrique « about » étant très peu développée et aucun article ne pouvant être retrouvé sur ce sujet. Je souhaite donc partager avec vous les quelques informations que j’ai pu avoir par l’auteur du site et me pencher un peu plus sur ces sites développés en dehors des institutions et qui deviennent parfois des outils indispensables.

Voici donc quelques informations supplémentaires concernant la Timeline Index. Elle est le fruit d’un webdesigner hollandais, Jan Battem ayant plus de 25 ans d’expérience et de nombreux sites à son actif. On peut d’ailleurs en savoir un peu plus sur lui dans sa propre Timeline Index, où il s’est répertorié. Par ce site, il souhaite comme il le dit de manière plutôt poétique « saisir l’histoire et le temps ». Le projet est toujours en cours et se porte à présent sur le WEb 2.0 et la collaboration du monde académique. La nouvelle version de la timeline se veut plus clair, et met en valeur la transversalité des connaissances, point qui m’avait échappé sur l’ancienne version, les liens transversaux étant dans cette dernière relégués en fin de page après les publicités de Google. Ce site est donc un site à suivre et je ne manquerais pas d’examiner en détail la version web 2.0.

Cette éclairage sur la Timeline, rappelle un autre site devenu depuis une référence pour les étudiants en Histoire de l’art, Artcylcopédia. Créé aussi par un professionnel du web canadien, membre de la première communauté internet Well, le site Artcyclopedia est la source la plus complète en histoire de l’art sur le Web. Je ne résiste pas d’ailleurs à vous faire partager les dernières nouveautés de ce site, que vous connaissez peut-être déjà, j’avoue que je ne viens plus aussi souvent sur ce site qui a hanté mes premières années d’Histoire de l’art. On peut donc à présent, voir le nombre d’artistes listés sur le site, le nombre de sites d’art et le nombre de liens. Un symbole notifie les travaux importants concernant les artistes. De plus un système d’onglet vient éclairer la recherche pour les artistes les plus présents sur Internet. On sait donc par exemple sans faire défiler la page que pour Monet sont répertoriés, 171 musées, 25 archives d’images, 3 sites concernant l’artiste, 12 sites mêlant d’autres artistes, 14 articles, 22 livres, les galerie d’art ont pour leur part une page dédiée pour chaque artiste.

Une autre nouveauté, la rubrique « Chef-d’œuvre » et la fonction développée par Artcyclopedia « ActualSizer » qui apparait quand on clic sur certaine oeuvre et permet de voir l’oeuvre en taille réelle. On peut aussi accéder directement à cette fonction depuis la page d’accueil. Cette rubrique compte 300 oeuvres d’art, cependant la qualité des oeuvres exposée dépend non pas d’Artcyclopédia mais des musées ou du site sur lequel est exposé l’oeuvre, les oeuvres en très haute définition provenant dans la plupart des cas de Wikimedia Commons.

Voici par exemple un détail d’un tableau de Caspar David Friedrich comme on peut le voir sur Actualsizer, je n’ai pas résisté à vous ajouter en vignette le tableau en entier et je vous invite à aller examiner de plus près cet outil.
Caspar david friedrich
Comme promis la semaine prochaine, nous reviendrons sur ArtBabble et le trésor qui se cache derrière ce site. En attendant je vous invite à plonger dans ces deux sites dont le riche contenu ne peut être analysé en un seul article.

Timeline index, un site à l’abandon?

Après l’analyse en détail d’ArtBabble la semaine dernière et une autre analyse qui se profile déjà, et oui je ne vous cache pas que ce site regorge encore de sujets intéressant, j’ai souhaité aujourd’hui vous faire part d’un site qui m’a intrigué et dont vous aurez peut être la clef.

Comme toute historienne de l’art, dès qu’un nouveau site de chronologie se présente à moi je dois l’explorer plus en détail. Cette fois-ci c’est un twitte d’Yves Armel Martin du centre Erasme qui a éveillé ma curiosité, comme le plus souvent avec ce fil d’information. J’ai donc cliqué sur le lien, « qui, quoi, où, quand ». Le site est donc intitulé Timeline Index, très sobre presque même low tech. Il ne comporte que peu d’images et la page d’accueil s’ouvre sur une colonne de vignettes illustrant chacune un terme, qui, quoi, quand, où, lequel. A ces questions correspondent des réponses sous forme de liens vers des personnes, des événements, des thèmes, des objets. Un peu plus bas dans cette page sont proposés des widgets de chronologies à ajouter sur son site, comme les chronologies des scientifiques ou des présidents des États-Unis. Il est possible aussi d’explorer cette chronologie par un moteur de recherche. Cependant cette première page ne nous dit pas réellement ce qui se cache derrière ce site.

L’exploration est donc nécessaire. Si on clique sur le mot « Art » dans « Quoi », une autre chronologie s’offre à nous aussi variée que curieuse, une chronologie provenant de la série X files coexiste avec les mythes classiques ou une histoire virtuelle de la Sicile. Au-delà des chronologie nous sont proposés d’autres thèmes dans la partie « Art », comme l’architecture ou la littérature. Chaque thème déploie une arborescence nouvelle. Dans la partie Renaissance, la chronologie qui se présente à nous est celle des artistes ou des peintures emblématiques de l’époque. Un clic sur Raphael mène vers un texte de présentation puis vers des sites permettant d’en savoir plus sur le sujet : la Web Gallery of art un site qu’on ne présente plus en Histoire de l’art et un site un peu plus marchand qui présente les oeuvres sans aucun textes d’accompagnement et propose d’acheter une photo du tableau.
Sur d’autres peintres le lien mène vers Wikipédia ou seulement sur ce site marchand. Un clic sur les mythes classiques mène de son coté à une erreur 404. C’est un des points négatifs de ce site qui date en fait de 2004 et dont certaine partie semble ne plus être à jour. Cependant cet aspect peut se comprendre par la richesse des thèmes proposés qui balaie en fait tout le web, et semble nous proposer un archivage du Web. D’ailleurs il donne la possibilité d’ajouter un lien si on le souhaite. Il semble aussi qu’il était possible en 2004 de devenir membre du site et d’ajouter la chronologie de son choix. Je n’ai d’ailleurs pas résisté pour Raphaël et Caravage à ajouter les liens vers deux sites italiens présentant toute la collection des deux peintres.
L’exploration du site nous mène donc vers de nombreuses contradictions : un site riche mais incomplet, de nombreux liens n’ayant pas été mis a jour, un site participatif qui permet d’ajouter des liens mais qui ne permet plus d’en devenir membre, un projet qui date de 2004 mais dont la fonction widget a été créée en 2009. Vous pouvez d’ailleurs voir ici un widget de chronologie d’artiste.


Face à ces contradictions de nombreuses questions se posent.
Qui était derrière ce projet ?  Existe t-il toujours ? Etait-il en lien avec le Web sémantique ?
J’ en appelle à vos lumières si vous connaissiez le projet n’hésitez pas à commenter.

Le bavardage sur l’art a bientôt un an : Artbabble un site à suivre

Après l’étude de cas Facebook, je continue aujourd’hui une de mes catégories favorite sur ce blog, l’analyse de site. Comme vous avez pu le constater avec le réseau Ustream, la vidéo devient un élément incontournable du monde des musées. Chaque musée propose des programmes sur les réseaux bien connus comme Youtube et Daily motion, cependant depuis bientôt un an un musée a fait le pari de créer son propre site de vidéo sur l’art et d’inciter d’autres musées à le rejoindre. Ce site c’est ArtBabble créé par le Musée d’art d’Indianapolis.

Le propos de ce site est inscrit dans son nom, « ArtBabble », bavardage sur l’art. Une discussion à plusieurs voix et différents médiums, d’une part les vidéos créées par les institutions partenaires et d’autre part les commentaires, les twittes, venant des internautes et des institutions. Ce n’est donc pas un site de partage de vidéo où l’usager peut aussi fournir un contenu vidéo, mais bien un site pour parler d’art à partir des vidéos. La partie communautaire du site est donc à la fois, dans le rassemblement grandissant d’institutions partenaires, 21 musées et 1 bibliothèque, et dans la possibilité donnée à l’internaute de faire entendre sa voix sur l’art de manière anonyme ou en tant que membre identifié d’ArtBabble par le biais des commentaires et de twitter. La présence sur Twitter est d’ailleurs visible dés la page d’accueil, les twittes sur Artbabble accompagnant les présentations des dernières vidéos et des dernières nouvelles sur le site.

L’autre part importante du site est dans l’incitation à la découverte de l’art et dans la diffusion du savoir. Dés la page d’accueil sont mis en valeur différentes formes de vidéos. Dans un grand format, sont présentées les vidéos du mois, sous la forme de vignettes ont peut voir les vidéos les plus vues, ainsi que les nouvelles vidéos mises en ligne. Ce mois ci, ce sont celles de la collection Frick, nouveau partenaire du site. L’exploration se fait ensuite par différents onglets proposant de nombreuses entrées sur le site : par séries, par chaînes, par artistes et enfin par partenaires. La découverte par chaîne est reprise dans tous les onglets sous la forme de nuage de tag.  Les chaînes sont rangées par ordre alphabétique et affichent chacune le nombre de vidéo les composants. L’art contemporain est d’ailleurs celui qui est le plus présent sur le site, avec 250 vidéos dont de nombreuses vidéos d’artistes reprises dans l’onglet artiste. Au delà des vidéos d’artistes, le site propose de nombreux sujet allant des vidéos sur les expositions, aux interview de conservateurs à la retransmission de conférences.

L’importance de la diffusion du savoir va d’ailleurs bien plus loin que le partage de vidéo et prend la forme de commentaires fait par l’institution elle même. Chaque vidéo peut être enrichie par l’institution de liens, de texte, et même de médias. Ces informations en plus se présentent dans la partie droite sous la forme de lien intitulé « more info » et suivent la ligne de temps de la vidéo. Si l’internaute le souhaite, il peut accéder directement au moment auquel le lien fait référence en cliquant sur « jump ». Il peut aussi faire apparaître tout le contenu du lien en cliquant sur « more », la vidéo est alors suspendue pour donner place à ce contenu.

Tout est fait sur le site pour donner envie à l’internaute d’explorer et de s’approprier le contenu diffusé par les institutions. La recherche est facilitée par de multiples canaux, elle est enrichie par son caractère transversal : une recherche sur les chaines guidant vers une volonté de connaître l’artiste ou de voir d’autres vidéos d’une même institution. L’appropriation se fait par la participation de l’internaute sous la forme de commentaires, et la possibilité donnée aussi de diffuser le contenu sur son site ou son blog en embeddant la vidéo.

Ce qui fait la richesse du site c’est la participation croissante des institutions, 22 institutions avec l’entrée ce mois ci de la collection Frick donnant une voix supplémentaire à l’art européen, représenté seulement par deux autres institutions, le musée van gogh et le musée allemand Boijmans Van Beuningen. Un an après sa création, il fait parti des sites nominés pour les best of the web de la conférence museums and the Web 2010, récompensant les meilleurs site de musée sur Internet.

Plus qu’une plateforme de vidéo sur l’art c’est la diffusion même du savoir sur l’art qui est mise en valeur sur ce site.  Savoir, qui n’est pas seulement celui des institutions mais aussi celui de tout internaute. Parler d’art en donnant aussi la parole, c’est cette différence qui donne son importance au site, et nous donne envie d’y voir participer de nombreuses autres institutions. En attendant voici la vidéo de présentation du site diffusée sur le site en avril 2009 et qui fait parti des vidéos les plus vues sur le site.