Museonet 2ans, des projets, des petits nouveaux, et une belle envie de remixer le musée

10 novembre 2011
Et oui le blog a déjà deux ans, et dans ces deux ans le monde des musées aura évolué vitesse grand v, avec toujours plus de conférences, de colloques sur l’avenir des musées, de nouveaux blogs et sites portant sur la relation du musée au public et notant déjà les exemples de musée participatif, mais aussi et surtout des initiatives et des expériences pour concrétiser toutes les idées nouvelles et vraiment créer le musée de demain.
Car il ne s’agit plus de se poser la question si le numérique, les réseaux sociaux changent le rapport avec le public, mais bien de voir concrètement comment on peut à présent créer le musée participatif, comment le numérique peut nous aider à re-enchanter la visite, à donner de l’émotion, à faire du musée un lieu de vie. Je ne saurais trop vous conseiller à ce propos l’article paru dans les cahiers du musée des confluences signé par le directeur du centre Erasme, Yves-Armel Martin  » innovations numériques révolution au musée ».
L’expérience la plus prometteuse et à laquelle j’ai la chance de participer est, comme vous pouviez vous en douter, Museomix. Au coeur du musée des arts déco les 11, 12, 13 novembre,  en compagnie de créateurs, designers, bidouilleurs, museogeeks, proposer des scénarios, créer des nouvelles manières de visiter, en un week-end de trois jours orchestré par un board d’organisateurs dont les idées, les initiatives ont fait et feront les beaux jours de ce blog : Buzzeum, Samuel Bausson, le centre Erasme, Knowtex, nod-A, Julien Dorra, tous rassemblés avec pour seul but créer, partager, remixer, s’amuser aussi, et faire un musée autrement. Ce sont les ingrédients d’une recette que j’ai hâte de voir à l’oeuvre, et qui je l’espère bien sera exportée, réutilisée, partagée…
Et je ne manquerais pas de vous faire un retour ici !!
pour plus d’info sur Museomix voir le tumblr et Facebook pour échanger, pour ceux qui ne seront pas présent une plateforme live est prévu.
Je vous conseille aussi vivement pour tout savoir sur Museomix et bien plus, l’article de Diane Drubay sur Buzzeum, Museomix J-4 et la lettre de motivation de Samuel Bausson sur Minixeum, à lire absolument !
Je ne résisterais pas non plus à vous mettre les deux vidéos qui vous expliquerons mieux que des mots ce qu’est Museomix.

Museomix from Buzzeum on Vimeo.

et ma modeste contribution audio, sur le thème demandé, museomix et moi

Presentation audio meriam by Meriam Bensassi MuseOnet

Quelques mots pour terminer sur le blog lui même qui évolue lui aussi, face à cette actualité haute en couleur. Si les articles seront moins nombreux, les sujets abordés vont se diversifier pour rester au coeur de nos préoccupations, et pour nous donner le temps de la réflexion tout en restant au coeur de l’actualité la famille museonet s’aggrandit avec l’entrée de museonet sur scoopit.
A très bientôt sur le blog ou scoopit, ne manquez pas de suivre museomix en live ce week-end !
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Questionnements, défis, quand les musées exposent… leurs idées

13 juin 2011

Au cours de ces derniers mois, de nombreuses conférences et autre tables rondes se sont déroulées Outre-manche et en France ,  Museums and the Web; Rencontre culture numérique; MuseumNext; Transformations culturelles à l’ère digitale; Stratégies virtuelles des musées, table ronde au Centre Pompidou.  Ne pouvant faire un résumé de chacune d’entre-elles tant les sujets développés furent vastes, je souhaitais néanmoins les évoquer avec vous et aborder les questionnements qu’elles ont pu faire surgir. Je reviendrais plus particulièrement dans de prochains articles sur Museums and the Web et Museum Next.

Avant d’entrer dans le cœur de notre propos, voici les liens qui vous mèneront vers les conférences énoncées dans cet article.

  • Toutes les interventions en ligne de Museums and the Web :

http://conference.archimuse.com/mw2011/speakers

  • Le site de Museum Next, où vous pourrez non seulement trouver chaque présentation, mais aussi les tweetes en rapport, les photos, autant dire une vrai mine d’or !

http://www.museumnext.com/

  • pour un résumé des interventions je vous invite à lire ce blog :

http://oonaghmurphy.com/2011/05/31/museumnext-can-i-have-a-year-to-process-what-just-happened/

  • Du coté français, je vous invite à lire le compte rendu fait sur le site CarpeWebem pour la table ronde du Centre pompidou :

http://carpewebem.fr/les-strategies-virtuelles-des-musees-table-ronde-au-centre-pompidou/

  • Et à retrouver toute la table ronde sur Dailymotion :

http://www.dailymotion.com/video/xj1oz6_les-strategies-virtuelles-des-musees-l-heure-de-verite_creation#from=embediframe

Je dois vous avouer qu’au premier abord la confrontation entre les conférences anglo-saxonnes et celles qui se sont déroulées en France ne mettait pas réellement en valeur la France. Les différences de conception, les peurs toujours présentent en France, la méfiance face aux nouvelles technologies, aux médias sociaux transparaissaient alors que la prise en compte du public, l’essor d’une nouvelle conception de la visite étaient mis à jour outre-manche.

Un seul exemple pour éclairer ce propos, alors que les conférences anglo-saxonnes tendent à donner toujours plus de place au public à véritablement lui donner un rôle, en France nous avons vu resurgir la question du musée virtuel et de sa possible substitution au musée réel.

La nouvelle forme de musée virtuel proposée par Google, semble avoir fait ressurgir cette peur de la substitution, qui place l’institution au cœur des interrogations et non le public. Or ce discours était déjà apparu dans les premiers temps de l’Internet, en 1995 avec la création des premiers sites de musée. Au fur et à mesure de l’essor des sites de musées, la question s’est posée de la mise en ligne des collections, du dosage de l’information pour ne pas tout dévoiler sur le réseau. Or les conférences Museums and the web nées de cet essor du musée sur Internet, avaient alors démontré par de nombreux exemples qu’il n’était aucunement question de substitution mais de complémentarité, de richesse apportée par le musée sur Internet.

La nouvelle peur qui surgit avec le projet Google art, se situe dans le rendu des œuvres, dans la déambulation proposée qui se rapproche de plus en plus de celle qui à lieu dans les murs même du musée. Cependant quand on analyse de plus près Google art, la question de la substitution s’envole. La simple déambulation, la vue des oeuvres n’est pas suffisante ; le discours sur l’œuvre, son histoire, sans parler de la matérialité de l’œuvre font défaut. C’est un outil de familiarisation, de découverte dans une offre mondiale. Rien ne remplace la réalité de l’œuvre face à son public, mais celle-ci doit être accompagnée, l’expérience doit être partagée.

Face à ces peurs les vieux démons de l’élitisme ressortent eux aussi. Le musée ne mettant pas en valeur sa relation avec son public, il reste pour celui-ci un lieu imposant, non familier. C’est ce que l’on constate lors de manifestations telles que la nuit des musées, le public qui s’aventure de nuit, nous confie son appréhension face à des tels monuments. Or seule la volonté de faire participer le public, de changer notre manière de diffuser le savoir, peut faire taire ces peurs.

Ce sont d’ailleurs les principes qui ressortent des conférences anglo-saxonnes, mais aussi de certains musées français, s’ils ne sont pas encore assez nombreux j’ose espérer que leur exemple sera suivi plus largement. Pour clore ce questionnement et avant de faire une analyse plus complète de ces conférences lors de prochains articles, je souhaitais revenir sur les idées majeurs énoncées lors de la conférence Museum next.

Crée il y a trois ans par Jim Richardson, fondateur de l’agence de design Sumo, et auteur du blog Museumnext,  son but est de rassembler les musées et les galeries autour des nouvelles technologies et tendances du web. Il pose la question du bénéfice de ces nouvelles formes de médiation et ouvre le débat sur les tendances futures. L’importance du public, le partage transparaissaient dans le troisième opus de cette conférence, comme l’illustre les présentations de Jim richardson lui-même et celle du musée national d’histoire de Hollande. Si le texte des conférenciers n’est malheureusement pas relié aux présentations les mots clès qu’elles comportent et photos qui sont associés sont des plus explicites. Je vous les livre ici avant de vous laisser les voir dans leur contexte sur les présentations.

Présentation What next Jim richardson, Comment inciter les personnes à parler du musée :

Devenir amis avec les superfans. Rendre son contenu facilement partageable. Encourager la critique. Autoriser la photographie. Prendre un pensionnaire. Faire un concours. Traiter les blogueurs comme des rocks stars.

MuseumNext

View more presentations from Jim Richardson

Présentation, Jasper Visser, musée national d’histoire de Hollande.

Plus qu’un bâtiment et plus que des objets. Aller ou le public est. Cibler spécifiquement son public potentiel. Poser les bonnes questions. Penser au-delà du texte

Museumnext May 2011

View more presentations from Jasper Visser

Quelques mots sur le musée d’histoire, celui-ci ne vous est certainement pas inconnu, c’est en effet celui-là dont la vidéo de lancement avait été mise en rapport dans le blog de Samuel Bausson mixeum avec une vidéo bien plus institutionnelle produite par le musée d’orsay. Elle illustrait la différence de posture des musées, que l’on retrouve quelques mois plus tard au travers des conférences.

Après cette mise en bouche, l’analyse de tout ce contenu produit reste à faire. De prochains articles en perspective ! d’ici là pour une veille constante vous pouvez me suivre sur twitter @meribs.

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Musées et nouvelles technologies, nouveaux usages, nouvelles médiations

6 mars 2011

Alors que le blog entame sa deuxième année, le temps pour lui est venu de changer de fréquence, non plus mensuel mais au grès des sujets pour des articles de fond. Pour les nouveautés et la veille je vous invite à me suivre sur twitter @meribs et tumblr, si ce n’est déjà fait. Pour ouvrir le bal des premiers articles de cette année 2011, place à une nouvelle rubrique : les nouvelles technologies.

Comme le laissait pressentir le musée participatif de Nina Simon dont vous avez pu lire ici un résumé, la partie se joue à présent dans le musée. Face aux avancées majeures que nous constatons chaque jour ; montée en puissance de la 3D sur nos écrans, multiplication des interfaces tactiles, interactives. De l’utilisation du corps pour interagir. Comment peut se positionner le musée ? Quelles sont les technologies qu’il va adopter ? autant de questions qui seront abordées dans cette nouvelle rubrique avec des liens sur les blogs les plus intéressant dans ce domaine.

Technologie et musée, s’il est un lieu qui nous permettait un premier regard sur ces deux thèmes, c’est bien le salon du Sime Sitem qui se tenait comme chaque année fin janvier au carroussel du Louvre. Salon des professionnels de la muséographie, il était plus que jamais cette année placé sous le signe des nouvelles technologies, chaque stand ayant d’ailleurs un code QR permettant d’en savoir plus sur les prestations de chaque professionnel.

Quelles sont donc en 2011 les technologies qui s’appliquent au musée au regard du salon ? Vous avez bien sur déjà la réponse peut être même tout près de vous ; les technologies mobiles et tactile, la 3D, la réalité augmenté…

  • La 3D, elle se présentait sous différentes formes dont certaines assez innovantes, des écrans stéréoscopiques à la présentation sur borne. L’intérêt de la 3D se réalisait pleinement dans la manipulation d’objet. Que ce soit à l’aide de bornes avec projection de l’objet sous forme d’hologramme, ou plus certainement avec l’utilisation d’une réplique de l’objet truffée de capteur permettant de voir l’artefact sur l’écran tout en manipulant la réplique.
iborneholo

  • La réalité augmentée, s’exposait non pas à l’aide d’outil mobile comme nous avions pu voir l’année dernière, mais demandait cette fois l’usage d’une caméra, d’un écran est d’un carton imprimé. La caméra scannant l’image présente sur le carton et la traduisant sur écran par une représentation 3D.
  • La cathédrale en couleur

    C’est d’ailleurs une expérience que vous pouvez réaliser chez vous sur le site de la ville d’Amiens et de sa cathédrale, exactement comme vous auriez pu le faire au salon du Sime Sitem.

    La ville de bordeaux devrait elle aussi mener un projet de réalité augmentée d’envergure, dans toute la ville, permettant de voir sur une tablette mobile des gargouilles prendre vie ou des bâtiments à différentes époques. Les technologies tactiles et interactives prenaient la forme au salon de tables multitouch et de tablettes mobiles.

    Autres technologies présentent au salon et sur lesquels nous reviendront dans cette rubrique les tags et symboles s’associant aux cartels pour donner aux visiteurs des informations supplémentaires.

    Si la plupart des nouveaux usages étaient présent au salon et nous permettent de dresser une première ébauche des nouvelles technologies qui sont et pourront être utilisées dans les musées, les avancées technologiques que nous voyons dans le commerce, dans les loisirs, ne peuvent totalement s’appliquer au musée, leurs vitesses d’apparition et d’obsolescence ne pouvant s’aligner avec le temps du musée.

    Ce qui importe pour les musées n’est pas tant, la technologie mais l’usage qu’il va en faire et la médiation qui viendra l’enrichir. La plupart des exposants étaient d’ailleurs conscient de ce fait et prônait l’importance du contenu avant la technologie.

    Nous nous attacherons donc dans cette nouvelle rubrique à non seulement faire des focus sur ces technologies, mais surtout voir l’usage que les musées en font, car contenu et médiation doivent être les maitres mots du musée quand il doit aborder les nouvelles technologies. C’est d’ailleurs ce qui ressortait d’une discussion que j’ai entamé sur le réseau professionnel Linked’n pour recueillir des exemples d’utilisations innovantes de ces technologies. De très nombreux liens m’ont d’ailleurs été donnés dans cette discussions, que je vous invite à suivre. Parmi eux un lien portant sur un réseau de professionnel de la muséographie partageant leurs expériences : exhibitfiles. Ce réseaux et d’ailleurs l’œuvre d’une société qui est souvent intervenu dans les conférences Museums and the Web, qui distribue un programme open source pour les tables tactiles qui seront très certainement le sujet d’un des prochains articles de cette rubrique, et vous verrez d’ailleurs qu’en France aussi  a été créé un programme open source pour les tables tactiles, permettant une nouvelle interaction avec les objets du musée. Mais ceci est un autre article …

    Pour finir cette première approche des nouvelles technologies au musée, je vous invite à suivre la semaine prochaine le festival South by south west, si les musées n’y sont pas présents les nouvelles technologies le seront et je gage que nous assisterons à la naissance d’autres usages et d’autres technologies. Car il semble bien que chaque jour apparaisse des technologies nouvelles, des usages nouveaux, comme il fut un temps pour les réseaux sociaux, quand les bloggeurs commençaient leurs articles en disant encore un nouveau réseau ! Alors encore une nouvelle table tablette tactile ? Une nouvelle application de réalité augmentée ? En tous les cas de nouveaux articles en perspectives pour cette nouvelle rubrique et de nouveaux modes de médiation que nous ne manquerons pas de décrypter.

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    A une nouvelle année, de connection et de partage

    9 janvier 2011

    Comme vous en doutez, mon premier article de l’année sera bref mais sincère. Tout simplement pour vous souhaiter chers lecteurs une belle année 2011.

    Pour cette nouvelle année, nous nous pencherons sur la relation des réseaux, du web avec les institutions culturelles in situ. Comme le laissait augurer le musée participatif de Nina Simon, la frontière entre les réseaux et le musée réel s’estompe, et si au premier abord ce sont surtout les principes de partage et de participation qui sont adoptés, des exemples de relations plus étroites ont vu le jour. Ce sont aussi les progrès des nouvelles technologies et l’essor de nouveaux outils de médiation qui contribuent à cette évolution, et auxquels nous nous attacherons cette année. Vous avez je pense tous en mémoire le mariage fait par le musée de Brooklyn, de l’Ipad à la plateforme Wikipédia pour réaliser un cartel dynamique dans l’exposition, seductive subversion. D’autres exemples ne manquerons sans doute pas d’émerger.

    Je terminerais ce court article par cette vidéo publiée sur l’observatoire critique dans la revue Hypothèse.org pour cette nouvelle année et qui démontre mieux que tout discours cette symbiose possible entre le web et le musée in situ.

    Une très bonne année à vous tous !

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    L’histoire par l’image et les blogueurs, le commencement d’une belle histoire

    1 décembre 2010

    Une fois n’est pas coutume je souhaite ce mois ci revenir sur un de mes anciens articles et vous faire part d’une initiative auquel je viens d’être associée. Bien que je souhaitais voir avec vous la prise de pouvoir des institutions sur les réseaux, je reporte ce sujet qui ne cesse de s’enrichir pour vous parler du site, l’histoire par l’image.

    Il y a quelque mois je déplorais l’absence de collaboration sur le site, et l’appelais de mes vœux. La présence des médias sociaux donnant au site une nouvelle dimension, en donnant au visiteur la position d’acteur. Or cette question est à présent au cœur des préoccupations du site. Le site à subit de nombreuse évolution mettant en lumière une dimension collaborative. Une fonctionnalité de commentaire à été ajoutée sur les études, faisant le lien aussi avec les réseaux Twitter et Facebook.  

    www.histoire-image.org 2010-12-1 9-40

    Depuis quelque temps le site fait appel à des consultants pour aller au delà des commentaires et s’adresser cette fois aux communautés établies : celle des blogueurs. J’ai moi même reçut une première invitation à évaluer le site au moyen d’un questionnaire. Mais cette étude n’était que la première étape de notre implication en tant que blogueur. La seconde étape est en fait à l’origine de cet article. Il nous est demandé à présent de réaliser le prochain hors série du site sur le sujet de notre choix, parmi les thématiques du site. 

    www.histoire-image.org 2010-12-1 9-44

     Les projet seront examinés par un comité regroupant la réunion des musées nationaux et le ministère de la culture. Les blogueurs ont jusqu’au 19 décembre pour envoyer leur projet. Les hors série gagnants seront mis en ligne avec la mention du blog auteur. Il ne tient qu’à vous chers lecteurs de donner vie à cette initiative. Je vous invite à commenter cet article et revenir vers moi si vous souhaitez participer. Nous devons choisir parmi les thématiques du site celle que nous préférons, sélectionner les études qui l’illustrent le mieux, et enfin rédiger les textes d’accompagnement. Voici le hors série sur la seconde guerre mondiale réalisé depuis peu. 

    http://www.histoire-image.org/site/lettre_info/hors-serie-premiere-guerre-mondiale.php

     à présent c’est à nous de jouer 

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